Appel de Bassirou Diomaye Faye : 65e sommet de la CEDEAO - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Politique | Par Alassane Sow | Publié le 08/07/2024 09:07:52

Appel de Bassirou Diomaye Faye : 65e sommet de la CEDEAO

Dans la capitale nigériane, le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a mis en avant l’importance de libérer la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) des clichés et stéréotypes qui la décrivent comme une organisation influencée par des puissances extérieures et éloignée des populations qu’elle est censée servir.

« Nous devons sans doute débarrasser la CEDEAO des clichés et stéréotypes qui la réduisent à la posture d’une organisation soumise aux influences de puissances extérieures et distante des populations qu’elle a la responsabilité historique de servir, conformément à son Acte constitutif », a-t-il déclaré lors d’une réunion au sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation.

La capitale politique du Nigeria a accueilli ce dimanche le 65e sommet ordinaire des dirigeants de la CEDEAO. Ce sommet intervient au lendemain de l’annonce de la constitution d’une confédération appelée Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Les chefs d’État de ces trois pays, réunis en sommet la veille à Abuja, ont entériné le traité matérialisant la création de cette confédération, tout en réaffirmant leur décision irrévocable de se retirer de la CEDEAO.

Dans son discours au sommet d’Abuja, Bassirou Diomaye Faye a réitéré l’engagement du Sénégal envers l’organisation communautaire, évoquant les relations d’amitié fraternelle et de coopération conviviale que son pays a toujours entretenues avec tous les membres de la CEDEAO depuis l’époque des pères fondateurs.

Selon le président sénégalais, l’organisation communautaire fait face à de nombreux défis qui remettent en question ses acquis en matière d’intégration, avec un risque réel de désintégration. « Il est impératif que nous poursuivions nos efforts pour des retrouvailles de toute la famille afin de consacrer toutes nos forces et nos ressources aux projets et initiatives communautaires qui nous rassemblent », a-t-il souligné dans son discours dont l’Agence de Presse Sénégalaise (APS) a reçu une copie.

Il a également insisté sur la nécessité de réfléchir davantage sur les sanctions communautaires extrêmes, dont la sévérité des impacts économiques et sociaux renforce l’idée d’une institution qui punit ses populations au lieu de leur venir en aide.

Article écrit par : Emmanuel Ndour

La plateforme NOTRECONTINENT.COM permet à tous de diffuser gratuitement et librement les informations et opinions provenant des citoyens. Les particuliers, associations, ONG ou professionnels peuvent créer un compte et publier leurs articles Cliquez-ici.


Réagir à cet article

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2 commentaires
Pascale
Yancouba c'est ce que les gens doivent comprendre nak mais le problèmes c'est que les gens parlent pour parler.
Le 2024-07-08 12:58:02
Yancouba
Je pense que dans la plaidoirie diplomatique, il faut que les gens apprennent à respecter la souveraineté des autres Etats. Les Etats de l'AES sont libres de quitter la CEDEAO s'ils estiment qu'elle n'apporte rien aux populations. Pourquoi diable vouloir coute que coute que ces Etats restent ? Moi je ne suis pas d'accord sur le fait que la CEDEAO est indépendante. La CEDEAO avait pour but de travailler pour les populations mais cela est-il le cas dans la mesure ou les terroristes terrorisent les populations sous le regard de la CEDEAO. Si la CEDEAO s'est détournée de son but et que les populations la renie, ben les Etats qui y sont actuellement doivent y rester s'ils le souhaitent mais cela ne doit pas compromettre les relations que tissent chaque Etat avec les autres Etats du Sahel qui ont décidé de quitter la barque.
Le 2024-07-08 10:01:25

Réagir à cet article

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2 commentaires
Pascale
Yancouba c'est ce que les gens doivent comprendre nak mais le problèmes c'est que les gens parlent pour parler.
Le 2024-07-08 12:58:02
Yancouba
Je pense que dans la plaidoirie diplomatique, il faut que les gens apprennent à respecter la souveraineté des autres Etats. Les Etats de l'AES sont libres de quitter la CEDEAO s'ils estiment qu'elle n'apporte rien aux populations. Pourquoi diable vouloir coute que coute que ces Etats restent ? Moi je ne suis pas d'accord sur le fait que la CEDEAO est indépendante. La CEDEAO avait pour but de travailler pour les populations mais cela est-il le cas dans la mesure ou les terroristes terrorisent les populations sous le regard de la CEDEAO. Si la CEDEAO s'est détournée de son but et que les populations la renie, ben les Etats qui y sont actuellement doivent y rester s'ils le souhaitent mais cela ne doit pas compromettre les relations que tissent chaque Etat avec les autres Etats du Sahel qui ont décidé de quitter la barque.
Le 2024-07-08 10:01:25

Copyright © 2023 www.notrecontinent.com

To Top