Les opinions exprimées dans cet article sont celles d’un contributeur externe. NotreContinent.com est une plateforme qui encourage la libre expression, la diversité des opinions et les débats respectueux, conformément à notre charte éditoriale « Sur NotreContinent.com chacun est invité à publier ses idées »
Sendou s’est réveillée sous le choc après la bascule d’une nuit de fête en cauchemar pour une fillette de dix ans. La violence décrite fait dresser les poils : une enfant entraînée dans un bâtiment abandonné, une agression sexuelle présumée, et un agent de sécurité placé sous mandat de dépôt. La colère gronde, la question de la protection des mineurs rejaillit avec une acuité insupportable.
La chronologie rapportée par le quotidien local situe les faits dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Un chauffeur qui se rendait à une invitation a vu l’agent de sécurité, âgé de 45 ans et domicilié à Sendou, conduire la fillette dans un bâtiment inhabité aux alentours de 23 heures. Peu après, l’enfant est sortie seule et a été interpellée par ce témoin, qui a aussitôt alerté les parents et les forces de l’ordre locales. Le suspect a été retrouvé, appréhendé puis conduit au commissariat de Bargny.
Le récit de la fillette, entendu en présence de sa mère, porte la lourdeur d’un traumatisme qui ne s’efface pas. Elle a expliqué avoir été introduite de force dans le chantier et avoir subi une pénétration sexuelle. L’examen gynécologique ordonné par les enquêteurs a relevé une déchirure hyménale, examen qui renforce la suspicion d’abus sur mineure. Face aux enquêteurs, l’homme a nié les faits, sans convaincre, et la procédure l’a conduit à une mise en examen pour viol sur mineure et pédophilie. La scène, telle que décrite, met en lumière l’extrême vulnérabilité des enfants isolés la nuit et l’aberration morale d’un adulte censé assurer la sécurité.
La première accusation qui pèse ici est simple : comment un agent chargé de la sûreté se retrouve-t-il en position d’abuser d’une enfant ? La seconde question porte sur la réactivité des témoins et des services : sans l’intervention du chauffeur, la victime aurait pu disparaître dans l’anonymat d’un chantier. Enfin, la procédure judiciaire doit tenir compte de la fragilité de la parole d’une mineure tout en évitant la lenteur mortifère qui annule la confiance des familles. La société ne peut tolérer que des lieux abandonnés deviennent des pièges et que la fonction de protecteur serve d’alibi à la prédation.
Le récit impose une mise en perspective serrée. Les lieux désertés, la nuit, la présence d’un agent de sécurité constituent un cocktail toxique quand la vigilance fait défaut. Le rôle du témoin qui a pris l’initiative d’intervenir souligne combien la responsabilité collective reste déterminante : il existe des gestes qui sauvent et des défaillances qui condamnent. La mise en examen et le mandat de dépôt traduisent la gravité des accusations, mais ils n’effacent pas le traumatisme. La fillette et sa famille font face à un avenir où la confiance devra être reconquise, et la justice devra faire son travail avec célérité et rigueur.
Les éléments médicaux et la déclaration de la victime forment le noyau probant autour duquel l’enquête tourne. L’arrestation rapide par les forces en poste au Port de Sendou et la conduite du mis en cause au commissariat sont des éléments de procédure cruciaux qui permettront d’établir la chaîne des faits. La défense du prévenu, qui nie, entrera en confrontation avec les preuves médicales et les témoignages au cours de l’instruction. Le dossier demande une attention soutenue et une expertise médico-légale précise pour respecter la présomption d’innocence tout en protégeant la mineure.
La nuit du réveillon à Sendou laisse une trace amère : une fillette marquée, une famille brisée, une ville qui réclame des réponses. Les autorités ont pris des mesures initiales, mais la société doit interroger ses mécanismes de protection des enfants et la surveillance des lieux dangereux. Le procès à venir ne remettra pas en ordre l’angoisse subie, mais il doit servir d’examen sévère : garantir la sécurité des mineurs, sanctionner les défaillances et réaffirmer que la fonction de gardien ne peut jamais se transformer en prétexte pour commettre l’irréparable.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Pape Faye.
Mis en ligne : 21/01/2026
—
La plateforme NOTRECONTINENT.COM permet à tous de diffuser gratuitement et librement les informations et opinions provenant des citoyens. Les particuliers, associations, ONG ou professionnels peuvent créer un compte et publier leurs articles Cliquez-ici.




