Une maladie qui tue les pauvres : Système de santé défaillant - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Santé | Par Eva | Publié le 07/02/2025 03:02:21

Une maladie qui tue les pauvres : Système de santé défaillant

La situation actuelle dans le secteur de la santé au Sénégal est inacceptable et tragique. Nous parlons ici de patients, en particulier ceux atteints de cancer, qui sont confrontés à une double peine : la maladie et un système de santé défaillant.

Il est honteux de voir que, malgré la richesse de certains responsables du pays, les infrastructures sanitaires restent déplorables. Tant que les élites continueront de chercher des soins à l’étranger, en Europe ou au Maroc, rien ne changera véritablement dans ce pays.

Prenons l’exemple de l’hôpital Dalal Jamm à Dakar, où deux appareils de radiothérapie linéaire sont en panne. Les patients sont contraints de se rendre à l’hôpital Cheikhoul Khadim à Touba, mais ce n’est pas une solution accessible à tous. Les coûts, qu’ils soient financiers ou physiques, sont exorbitants et ne font qu’ajouter du stress à des malades déjà fragilisés. Quand on parle d’une nation qui se dit « en développement », il est inacceptable qu’une maladie aussi grave ne bénéficie pas de soins adéquats à l’échelle nationale.

L’association Cancer du Sein Sénégal, par la voix de Mame Diarra Kébé, a parfaitement mis en lumière cette situation. Son appel à la solidarité et à l’action des autorités est plus que légitime. Le pays dispose de quatre appareils de radiothérapie, mais un seul fonctionne, et cela dure depuis trop longtemps. C’est une incompétence flagrante, et au lieu de régler ce problème de manière structurelle, les responsables semblent se contenter de déclarations vides et de promesses qui ne mènent à rien.

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Le docteur Mamadou Sam Daff, directeur de l’hôpital Dalal Jamm, a reconnu les problèmes récurrents, notamment d’instabilité électrique, ce qui a contraint à l’arrêt des soins. Mais, plutôt que de trouver une solution pérenne, les autorités semblent continuer à se débattre avec des ajustements temporaires. Installer des pièces sans stabiliser l’alimentation électrique ne résoudra pas le problème. Tant que la gestion de ce secteur n’est pas totalement réformée, les malades continueront de payer le prix fort, littéralement et figurativement.

En fin de compte, la véritable question est celle de la volonté politique. Le système de santé sénégalais ne changera pas tant que ceux qui détiennent le pouvoir continueront à fuir le pays pour leurs soins. Il est grand temps que ceux qui ont la possibilité d’agir se rappellent qu’ils ont une responsabilité envers leur peuple. Si nous continuons à tolérer ce système d’injustice et d’inégalité, l’avenir restera sombre pour les malades, et la nation ne pourra jamais prétendre à un véritable progrès.

Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Henriette.
Mis en ligne : 07/02/2025

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