Le 2 avril 2025, le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance Pour la République (APR) a exprimé son vif mécontentement à l’égard de la loi dite d’interprétation de la loi d’amnistie, adoptée par la majorité parlementaire à l’Assemblée nationale.
Dans une déclaration particulièrement virulente, le parti au pouvoir accuse cette mesure de constituer un « nouveau reniement » des promesses électorales du président de la République et une « violation flagrante » de son serment.
L’APR estime que cette loi d’amnistie, portée par le Pastef, marque un tournant inquiétant dans la politique sénégalaise. Selon le parti, elle vise à « absoudre les commanditaires et auteurs de délits et de crimes », tout en criminalisant les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), pourtant saluées jusque-là comme les garantes de l’ordre républicain face à un prétendu « projet insurrectionnel » du Pastef.
Le SEN va plus loin, dénonçant ce texte comme une manœuvre politicienne menée par Ousmane Sonko, qu’il accuse de vouloir « clochardiser les institutions » et de nourrir un « désir de vengeance et de règlement de comptes » à travers cette loi d’amnistie.
Pour l’APR, cette loi « scélérate » réveille les tensions d’une époque marquée par des violences et des divisions, en instaurant une « rupture d’égalité » entre les citoyens sénégalais. Elle pourrait, selon le parti, provoquer de nouvelles violences en créant un « scandaleux tri sélectif » entre les Sénégalais. L’APR a tenu à réaffirmer son soutien « total » aux Forces de Défense et de Sécurité – policiers, gendarmes, militaires et magistrats – appelant les Sénégalais à « se dresser en bouclier » pour les protéger contre toute tentative de représailles.
En réponse à cette loi, les parlementaires du groupe Takku Wallu Sénégal, affiliés à l’APR, ont annoncé leur intention de saisir « dans les plus brefs délais » le Conseil Constitutionnel. Ils jugent cette loi « contraire à la Constitution » en raison de son caractère « partial et sélectif », affirmant qu’elle viole le principe fondamental de l’égalité des citoyens devant la loi d’amnistie.
Ce recours traduit la détermination de l’APR à s’opposer fermement à ce qu’elle considère comme une dérive institutionnelle, orchestrée par le Pastef, et à défendre l’intégrité des institutions démocratiques du Sénégal.
Article écrit par : Maimouna Ngaido
Mis en ligne : 03/04/2025
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