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La tentative de démission de Cheikh Diba, ministre des Finances et du Budget, illustre une crise de confiance au sein du gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko. Cet événement, longtemps ignoré, met en lumière des tensions internes préoccupantes qui pourraient compromettre la stabilité économique du pays. La situation révèle non seulement un malaise au sommet, mais aussi une incapacité à gérer des problématiques cruciales, telles que la transparence budgétaire et les relations avec le FMI.
Pour saisir l’ampleur de cette crise, il est essentiel de considérer le contexte dans lequel elle se déroule. Cheikh Diba, ancien conseiller technique et figure clé du ministère des Finances sous l’ère Macky Sall, a longtemps été perçu comme un pilier de la politique économique du Sénégal. Son rôle dans la gestion des finances publiques et son implication dans le Programme Sénégal Émergent (PSE) en font un acteur incontournable. Pourtant, la publication d’un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur la « dette cachée » a suscité une inquiétude palpable chez lui, le poussant à présenter sa démission. Ce geste, bien qu’initialement rejeté, soulève des questions sur la cohésion et la direction du gouvernement.
L’épisode de la démission de Cheikh Diba souligne un malaise profond au sein de l’exécutif. La décision du ministre de se retirer, même temporairement, révèle un manque de confiance envers la gestion de Sonko. En effet, le Premier ministre, en choisissant de publier un rapport potentiellement explosif, semble ignorer les implications de ses actions sur la stabilité de son équipe. Cette situation rappelle d’autres moments de l’histoire politique sénégalaise où des désaccords internes ont conduit à des crises majeures, mettant en péril la gouvernance et la crédibilité des institutions.
L’absence de confiance au sein du cabinet est exacerbée par des allégations selon lesquelles certains responsables de l’ancien régime ralentiraient les négociations avec le FMI. Cheikh Diba est cité parmi ceux qui seraient soupçonnés de freiner l’avancée des discussions, ce qui ne fait qu’accentuer les doutes quant à l’engagement du gouvernement envers une réforme budgétaire transparente. Les blocages au sein de l’administration, comme l’indiquent certaines sources, révèlent une résistance au changement qui pourrait compromettre les efforts de redressement économique du pays. La transparence, essentielle dans un contexte de crise, semble être mise de côté au profit d’intérêts personnels ou politiques.
La tentative de démission de Cheikh Diba n’est pas qu’un simple incident : elle est le reflet d’une profonde défiance envers la direction de Sonko. Ce manque de confiance pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la capacité du gouvernement à naviguer dans des eaux troubles. Les tensions internes, exacerbées par des personnalités issues de l’ancien régime, mettent en péril la cohésion nécessaire pour aborder des questions aussi sensibles que celles liées à la dette publique et aux exigences du FMI. Ce climat de méfiance pourrait entraîner un blocage des réformes indispensables à la prospérité économique du Sénégal.
Les données économiques actuelles montrent que le Sénégal fait face à des défis sans précédent, notamment une dette publique en forte augmentation et des attentes croissantes de la part des citoyens. La nécessité d’une coopération étroite avec des institutions comme le FMI n’a jamais été aussi pressante. Des exemples récents, tels que la gestion des finances publiques dans d’autres pays africains, montrent que l’absence de transparence et de confiance peut mener à des crises économiques majeures. Le Sénégal doit éviter de répéter ces erreurs, et cela commence par un gouvernement uni et transparent.
La situation actuelle autour de Cheikh Diba et de son éventuelle démission met en lumière des problématiques graves au sein du gouvernement de Sonko. Le manque de confiance et les tensions internes sont des signes alarmants pour l’avenir économique du Sénégal. Si le gouvernement ne parvient pas à surmonter ces obstacles, la promesse d’une gestion transparente et efficace des finances publiques risque de rester lettre morte, laissant le pays dans une instabilité préjudiciable.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Pape Sarr.
Mis en ligne : 25/12/2025
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