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Je m’appelle Awa. Je souhaite partager mon expérience, un témoignage douloureux et nécessaire. Le mercredi 17 décembre, j’ai été victime d’un viol, une agression qui a bouleversé ma vie. Ce jour-là, j’ai pris le bus comme d’habitude, sans me douter de ce qui allait m’arriver. En descendant à Keur Massar, j’ai eu la sensation désagréable d’être suivie. Puis, dans une ruelle isolée, deux jeunes hommes m’ont attaquée.
Ce type de violence est malheureusement trop fréquent dans notre société. Les agressions sexuelles, souvent invisibles et silencieuses, touchent des milliers de personnes chaque année. La peur de ne pas être crue ou d’être jugée empêche de nombreuses victimes de parler. Dans mon cas, j’ai caché ce qui m’est arrivé à ma famille, craignant leur réaction. Ce silence, je l’ai appris à mes dépens, car il pèse lourd sur le cœur et l’esprit.
Lorsque j’ai été attaquée, j’ai ressenti une terreur indescriptible. Les hommes m’ont emmenée dans un coin discret, où j’ai été violée pendant 45 minutes. J’ai crié, espérant que quelqu’un viendrait à mon secours. Mais le vide autour de moi était assourdissant. Personne n’est intervenu, personne n’a entendu mes appels. Cette indifférence des passants m’a laissé un sentiment d’abandon et d’impuissance. Pourquoi personne n’a réagi ? Pourquoi tant de gens choisissent-ils de rester spectateurs plutôt que de devenir acteurs de la solidarité ?
Il est essentiel de comprendre que ces agressions ne sont pas des actes isolés, mais symptomatiques d’une culture qui minimise la souffrance des victimes. La peur du jugement et la honte sont des barrières qui empêchent de nombreuses personnes de dénoncer leurs agresseurs. En gardant le silence, j’ai pensé protéger ma famille, mais j’ai en réalité renforcé le cycle de la violence. Cacher la vérité ne fait qu’alimenter la stigmatisation et le tabou qui entourent les agressions sexuelles.
Il est crucial d’ouvrir le dialogue sur ces sujets. Les victimes doivent se sentir en sécurité pour partager leurs histoires, sans crainte de représailles ou de jugement. La société doit apprendre à écouter, à soutenir, et à agir. Chaque voix compte, et chaque témoignage peut aider à briser le silence. En parlant, je souhaite encourager d’autres victimes à faire de même. Libérer la parole est un premier pas vers la guérison.
Il est vrai que de nombreuses études montrent que la majorité des agressions sexuelles restent non dénoncées. Selon certaines statistiques, seulement 10% des victimes portent plainte. Ce chiffre alarmant souligne l’urgence de créer un environnement où les victimes se sentent soutenues et écoutées. En partageant mon histoire, je veux contribuer à un changement de mentalité et encourager une culture de la protection et de la solidarité.
Mon témoignage est un appel à la prise de conscience collective. Il est temps de changer les mentalités et d’agir. Les victimes doivent être entendues et soutenues, et la société doit se mobiliser pour éradiquer cette violence insupportable. Je souhaite que mon histoire serve de lumière à celles et ceux qui souffrent en silence. Ensemble, nous pouvons briser le cycle de la violence et bâtir un avenir où chacun se sent en sécurité.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 04/01/2026
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