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Je veux des conseils parce que la situation m’échappe et m’agace au quotidien. J’ai une femme qui parle peu, qui n’a presque pas d’amies et qui manifeste une jalousie envahissante jusque dans mon lieu de travail. Ses appels se limitent à des bips ou à des sonneries sans conversation, et quand je ne la rappelle pas immédiatement elle le prend comme une offense et le garde en tête.
Je décris ce que je vis sans dramatisation mais sans complaisance non plus. Madame ne m’appelle jamais pour prendre des nouvelles, elle se contente d’émettre un signal bref qui signifie souvent rien de concret. À la maison, si je ne réponds pas à son bip tout de suite elle boude, elle se montre distante et je dois m’en charger pour apaiser la tension. Quand je suis malade elle ne demande pas si je vais mieux; elle n’exprime ni inquiétude ni empathie. Quand je lui donne de l’argent elle ne dit jamais merci, et cela finit par peser sur la relation.
Je cherche à comprendre l’origine de ce comportement sans inventer d’explication. La parole absente et l’isolement social de ma femme semblent alimenter une jalousie qui se traduit par des contrôles et par des réactions disproportionnées. Son silence dans la relation crée un déséquilibre: j’ai besoin de signes d’attention et elle semble considérer certaines attentions comme dues. Son refus d’exprimer de la gratitude me renvoie à une question de reconnaissance réciproque. J’analyse aussi ma réponse: j’ai choisi de la traiter de la même façon pour lui faire ressentir ce qu’elle m’impose, et le résultat a été une dispute froide qui dure depuis une semaine.
Je défends l’idée que la communication et la gratitude sont des éléments essentiels dans un couple, et que leur absence fragilise la confiance. Mon attitude de réciprocité visait à rétablir un équilibre mais elle a plutôt cristallisé le conflit. Quand elle m’a reproché de ne jamais apprécier son travail ou ses vêtements, elle a formulé que certaines attentions sont son devoir. Moi je pense que le devoir ne remplace pas la reconnaissance; aimer implique parfois d’exprimer un merci, un geste, une parole qui rassure l’autre. Sans ces gestes, la relation devient mécanique et chacun se sent instrumentalisé.
Je décris comment la situation s’est installée et pourquoi elle me dérange. Les bips à la place d’appels empêchent toute conversation significative et laissent place à l’interprétation. Le manque d’amies de ma femme renforce son isolement et sa dépendance vis-à-vis de moi, ce qui nourrit la jalousie. Mon choix de jouer la même partition n’a pas créé de prise de conscience chez elle; au contraire, il a provoqué une bouderie prolongée. Je ne réclame pas une démonstration théâtrale, mais des signes simples: une question quand je suis malade, un mot de gratitude quand je l’aide, un échange qui prouve que nous sommes présents l’un pour l’autre.
Je reste sur mes observations personnelles et sur les réactions que j’ai constatées dans notre foyer. Aucun chiffre, aucune référence extérieure ne viendra modifier ce que je vis. J’explore la logique interne du conflit: la jalousie comme symptôme d’insécurité, le silence comme stratégie d’évitement, la non-reconnaissance comme mécanisme d’habitude. Je note aussi ma part de responsabilité: j’ai choisi de rendre la monnaie au lieu d’ouvrir la conversation, et cela a prolongé la rupture momentanée entre nous.
Je veux sortir de cette impasse sans trahir ce que je ressens: je suis fatigué d’être constamment dans l’interprétation des silences et dans la gestion des humeurs. Je cherche une solution qui permette à la fois à ma femme de se sentir moins menacée et à moi de recevoir un peu de chaleur humaine en retour. J’entends que certaines formes d’attention sont ressenties comme des devoirs, mais je ne peux pas accepter qu’elles soient dépourvues de reconnaissance. Si la bouderie continue, la distance s’installera; je préfère parler, expliquer ce que je ressens, et attendre qu’elle fasse de même.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 04/02/2026
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