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Depuis le 18 janvier, dix-sept ressortissants sénégalais sont détenus au Maroc après des arrestations liées à la Coupe d’Afrique des Nations. Les familles à Rufisque dénoncent l’absence d’assistance juridique et demandent une intervention consulaire avant la comparution fixée au 5 février. Les proches affirment qu’aucun avocat n’a été commis d’office et que les détenus n’ont pas reçu d’accompagnement consulaire apparent.
La situation oppose la ferveur sportive observée pendant le tournoi et la réalité judiciaire vécue par ces jeunes, et elle soulève des questions concrètes sur la protection des citoyens à l’étranger.
Les familles se sont constituées en collectif à Rufisque et ont désigné Blaise Niang comme porte-parole pour interpeller les autorités diplomatiques et judiciaires avant l’audience marocaine.
Les faits rapportés pointent vers un vide consulaire qui met en danger des droits fondamentaux. Selon les proches, les détenus n’ont accès ni à un avocat ni à une information claire sur les chefs d’accusation ou la procédure en cours, ce qui contrevient aux garanties minimales de défense prévues par les conventions internationales auxquelles le Sénégal et le Maroc sont parties. L’absence d’intervention visible des services consulaires crée une fracture entre l’obligation de protection des autorités nationales et la réalité vécue par des citoyens en difficulté à l’étranger.
Le rôle consulaire inclut normalement la visite en détention, la transmission d’une liste d’avocats, et la facilitation de la communication entre détenus et familles. Ici, les familles signalent que ces étapes n’ont pas été observées, ce qui accroît le risque d’erreurs judiciaires et limite l’accès à une défense effective. La prochaine comparution du 5 février augmente l’urgence: sans représentation adaptée, les détenus courent le risque de subir une procédure accélérée ou de se retrouver face à des accusations mal expliquées.
Le premier élément saillant est la responsabilité régalienne: l’État a le devoir de protéger ses citoyens à l’étranger et de leur fournir une assistance consulaire en cas d’arrestation. Le collectif de Rufisque dénonce une carence qui paraît systémique plutôt qu’exceptionnelle, puisque les familles assurent ne pas avoir reçu de réponses satisfaisantes des instances consulaires. Le deuxième volet concerne la vulnérabilité procédurale: des jeunes sans information juridique sont incapables d’exercer leurs droits à une défense éclairée, ce qui fragilise la régularité de la procédure et l’équité du procès.
Comparaison avec des pratiques courantes montre le contraste: dans d’autres affaires similaires, des ambassades ou consulats organisent rapidement des visites et recommandent des conseils juridiques. Ici, les proches décrivent une attente prolongée et une opacité préoccupante. Une autre comparaison possible met en relief le risque humain: l’absence d’accompagnement consulaire peut transformer une affaire administrative ou mineure en drame judiciaire, surtout lorsque la barrière linguistique et les spécificités légales étrangèrent compliquent toute défense.
Les conventions internationales et les codes consulaires prévoient des démarches minimales après une arrestation à l’étranger, notamment la notification au consulat et l’accès à une assistance juridique. Des précédents diplomatiques en Afrique montrent que une intervention rapide peut assurer une représentation adéquate et réduire le risque de peines disproportionnées. Les familles appellent à ce type d’intervention proactive avant l’audience du 5 février.
Les éléments rassemblés par le collectif à Rufisque décrivent une situation de détention prolongée sans assistance juridique ni visibilité consulaire, et cela éclaire une faiblesse grave dans la protection des ressortissants sénégalais à l’étranger. La perspective d’une audience prochaine accentue la précarité des détenus et met en lumière la nécessité factuelle d’une réponse administrative et diplomatique claire. Les faits font apparaître une responsabilité étatique mise à l’épreuve et la menace tangible sur des droits élémentaires.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Saliou Gaye.
Mis en ligne : 05/02/2026
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