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Le 4 février, le ministère de la Santé de Gaza, rattaché au Hamas, a fait état de 21 morts, dont six enfants, après de nouvelles frappes israéliennes dans la bande de Gaza. Ces bombardements interviennent trois jours après la réouverture très partielle du passage de Rafah avec l’Égypte, alors que les hôpitaux signalent de graves pénuries de médicaments et d’équipements. Ces faits posent la question urgente de la protection des civils et de l’accès humanitaire.
J’écris en tant que témoin de la fragilité de ces vies et en tant que défenseur d’une réponse internationale qui reconnaisse la puissance vitale des hôpitaux et du personnel médical. Les établissements de santé ne sont pas de simples infrastructures, ils sont des points d’ancrage pour des familles brisées, des lieux où se joue le maintien de l’humanité au milieu du conflit.
Les hôpitaux d’al-Chifa et de Nasser reçoivent des dizaines de blessés après des frappes qui ont touché des tentes et des maisons, tandis que Rafah ne permet qu’un passage très limité pour des malades évacués et leurs proches.
Je vois dans ces services hospitaliers la manifestation la plus pure de solidarité locale et internationale possible. Les équipes soignantes travaillent sans relâche, souvent sans médicaments, avec des équipements usés, inventant des solutions de fortune pour sauver des vies. Leur quotidien ressemble parfois à celui de marins sur un navire percé: réparer, improviser, tenir. Comparer leur travail à une digue face à un raz-de-marée n’est pas exagéré; ils retiennent la vie quand tout semble vouloir céder.
Le rôle des hôpitaux dépasse les gestes médicaux. Ils organisent des files pour des pansements et des médicaments, ils accueillent des parents en pleurs, ils coordonnent des évacuations vers l’Égypte. Ces actes construisent une solidarité concrète, visible, immédiate. C’est cette force que les États et les organisations humanitaires peuvent amplifier par des aides ciblées plutôt que par des déclarations générales. J’affirme que soutenir les hôpitaux revient à soutenir la résilience de toute une population.
Premièrement, l’aide médicale sauve des vies maintenant. Chaque dose d’antibiotique, chaque kit opératoire livré change le pronostic d’un enfant blessé. Les chiffres de mortalité montent quand les stocks s’épuisent; inverser cette tendance est possible avec des approvisionnements réguliers et protégés. Deuxièmement, renforcer le personnel médical renforce la confiance des familles et réduit la panique. Former et payer les équipes, fournir des rotations sûres, cela stabilise les hôpitaux et offre une lueur d’espoir tangible. Troisièmement, l’accès humanitaire complet diminue les tensions civiles en montrant que des acteurs extérieurs se préoccupent du destin des civils, ce qui a un impact diplomatique doux mais réel.
Je m’appuie sur des exemples concrets: des hôpitaux qui, après un don de matériel, ont doublé leur capacité d’opération; des équipes chirurgicales qui, soutenues par des ONG, ont organisé des consultations mobiles dans des camps. Ces réussites montrent que l’investissement ciblé fonctionne. Comparer ces initiatives à l’allumage d’une lampe dans une pièce sombre capture bien leur portée: une petite lumière suffit pour orienter des vies.
Soutenir les hôpitaux, c’est aussi soutenir la dignité des familles qui pleurent des enfants, qui cherchent des réponses, qui n’ont parfois qu’un sac et l’hôpital comme dernier recours. J’appelle à une stratégie internationale qui privilégie les corridors humanitaires sécurisés pour les médicaments et le matériel, des visas et des moyens pour évacuer les blessés urgents, et des financements directs aux établissements locaux pour maintenir le personnel. Les décisions politiques doivent considérer ces centres comme essentiels, au même titre que l’eau ou l’électricité.
Des rapports indépendants montrent que les hôpitaux en zone de conflit diminuent leur mortalité de façon significative lorsqu’ils reçoivent des envois réguliers de fournitures et un soutien logistique. La coordination entre ONG, États et équipes locales multiplie l’efficacité des interventions. Il faut aussi des garanties de sécurité pour que les ambulances circulent et que les soignants puissent travailler sans craindre pour leur vie.
Je crois fermement que les hôpitaux et le personnel médical sont le moteur de toute solidarité viable dans cette crise. Valoriser et soutenir ces acteurs, ce n’est pas seulement une action humanitaire, c’est un pari sur la survie et la dignité d’une population entière. Si la communauté internationale met l’accent sur des aides concrètes, protégées et régulières, alors des vies seront sauvées et des familles trouveront un peu de répit au milieu du chaos. J’insiste: investir dans la santé, c’est investir dans l’espoir.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 06/02/2026
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