Viol présumé sur mineure : L’enquête qui secoue un quartier de Ndamatou - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Fait divers | Par Maimouna | Publié le 15/02/2026 10:02:40

Viol présumé sur mineure : L’enquête qui secoue un quartier de Ndamatou

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A. Sow, livreur de 53 ans, a été placé en garde à vue au commissariat de Ndamatou le 14 février 2026, soupçonné de pédophilie et de viols par sodomie sur sa voisine âgée de 11 ans. La victime a déclaré que les agressions avaient lieu dans la chambre du suspect, en l’absence des parents, et que des paiements modestes lui étaient remis pour acheter son silence.

La révélation est survenue après la médiatisation d’une affaire similaire à Dakar, ce qui a poussé la fillette à confesser les faits à sa mère, selon le dossier judiciaire.

L’examen médical effectué à l’hôpital de Ndamatou a relevé des lésions anales et des cicatrices inflammatoires compatibles avec des pénétrations répétées, et une information judiciaire a été ouverte pour déterminer l’existence éventuelle d’autres victimes dans le quartier.

Le fil des faits met en lumière un mécanisme froid et prévisible: exploitation de la pauvreté pour obtenir le silence d’une enfant. Le suspect utilisait de faibles sommes, de 250 à 500 F CFA, remises après chaque agression, et des menaces explicites pour empêcher toute dénonciation. Ces éléments figurent dans la plainte de la victime et dans l’acte médical, qui décrit des séquelles physiques corroborant la chronologie des agressions.

Le recours à de petites monnaies illustre une forme de corruption intime où l’argent devient un instrument de contrôle plus qu’une simple transaction. Comparé à d’autres situations de violence sur mineurs, où les contreparties matérielles sont plus importantes, ici la valeur monétaire faible renforce la vulnérabilité: la somme n’avait pas besoin d’être élevée pour briser la résistance d’une enfant isolée. À l’inverse, dans des affaires où les familles disposent de ressources, le silence peut être acheté différemment, par des cadeaux ou par des menaces plus voilées.

Les pièces du dossier pointent vers des manquements sociaux: l’isolement de la fillette au domicile, l’absence de surveillance suffisante et la peur entretenue par des menaces de mort ont permis la répétition des actes. Le suspect a nié les agressions tout en admettant avoir donné de l’argent « de temps en temps », ce qui crée une contradiction entre l’aveu partiel et la réalité médicale. La précision du témoignage de la victime, détaillant le mode opératoire et les montants remis, apporte un poids probant face au déni.

Les autorités ont requis un examen médical et ouvert une information judiciaire, démarches qui vont au-delà de la plainte initiale et visent à rechercher d’éventuelles autres victimes. L’enquête criminelle devra confronter témoignages, éléments médico-légaux et contextes sociaux du quartier pour établir l’étendue des faits.

Le dossier illustre comment la misère matérielle et le silence social peuvent converger pour rendre possible une corruption intime: quelques pièces suffisent lorsque la peur s’ajoute à la détresse financière. Le récit évite d’interroger en profondeur les structures économiques et familiales qui exposent les enfants, mais il documente clairement la manière dont la pauvreté a été instrumentalisée pour acheter le silence d’une victime mineure.

Des études internationales montrent que le risque d’abus sexuel augmente dans les foyers où la vulnérabilité économique est élevée et où l’accès aux mécanismes de protection est limité. Des enquêtes locales sur la prévention et la prise en charge des victimes soulignent l’importance d’un suivi médico-psychologique et d’une vigilance communautaire pour briser la chaîne du silence.

Les faits imputés à A. Sow exposent une réalité douloureuse: l’argent dérisoire et la menace ont suffi à enfermer une enfant dans la violence pendant des mois, avec des séquelles attestées par un examen médical. L’enquête judiciaire entamée doit maintenant vérifier l’existence d’autres victimes et permettre une réponse pénale et soignante adaptée. Le dossier rappelle, de façon crue, que l’addition des pauvretés et des silences crée un terrain propice à l’exploitation la plus intime.

Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Mariama S.
Mis en ligne : 15/02/2026

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