Fermeture du parc de Hann : Le risque caché pour les animaux - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Société | Par Eva | Publié le 06/02/2026 02:02:00

Fermeture du parc de Hann : Le risque caché pour les animaux

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Le Dr Laurent Bonardi, docteur en sciences humaines et expert en éducation, a lancé récemment une pétition réclamant « la fermeture temporaire du parc zoologique de Hann afin d’y réaliser d’importants travaux de rénovation ». L’action vise le parc zoologique de Hann, à Dakar, et invoque le vieillissement des installations et des manquements aux standards de bien-être animal et d’accueil du public. L’initiative appelle les autorités et l’administration du parc à engager des travaux conséquents.

Le parc de Hann est une institution historique de Dakar qui accueille des visiteurs et des animaux sauvages depuis plusieurs décennies, et la pétition intervient après des alertes répétées sur l’état des infrastructures.

La fermeture provisoire d’un établissement animalier sans plan opérationnel détaillé pose des risques concrets et documentés pour les animaux et pour les équipes de soin. Les animaux en parc dépendent d’un suivi quotidien: alimentation adaptée, soins vétérinaires réguliers, protocoles d’enrichissement et d’exercice, et manutention spécialisée pour les transferts. Une interruption brutale des visites et des activités sans plan de relogement ou de maintien des soins peut entraîner des ruptures d’approvisionnement en nourriture, en médicaments et en matériel de contention. Les soigneurs, qui possèdent des connaissances individuelles sur chaque animal, risquent de se retrouver sans ressources logistiques et financières si la gestion du parc devient interrompue ou si les contrats de travail ne sont pas clarifiés.

Les transferts d’animaux vers d’autres structures requièrent des autorisations administratives, des certificats sanitaires et des moyens de transport adaptés pour limiter le stress et les risques sanitaires. Le manque de telles mesures augmente la probabilité de stress aigu chez les animaux, lequel se traduit par des troubles du comportement, une baisse de l’immunité et une sensibilité accrue aux infections. Les exemples internationaux montrent que des fermetures mal préparées peuvent conduire à des placements temporaires inappropriés ou à des mises en quarantaine prolongées.

Premièrement, la continuité des soins est un impératif médical: les protocoles vétérinaires nécessitent des suivis réguliers pour les pathologies chroniques, la gestion des gestations et la prévention des zoonoses. Deuxièmement, les équipes techniques détiennent des savoir-faire non transférables immédiatement; leur mutation ou leur mise à l’arrêt sans plan social fragilise la capacité de reprise. Troisièmement, la logistique du déplacement d’animaux impose des coûts élevés et des délais administratifs qui, en cas d’impréparation, augmentent la souffrance animale. Les autorités locales et les gestionnaires de parc doivent donc chiffrer les besoins, garantir la fourniture continue de soins et planifier les transferts avec des partenaires accrédités.

Mettre en fermeture le parc zoologique de Hann sans calendrier précis, sans budget sécurisé et sans convention avec des structures d’accueil spécialisées risque d’exposer les animaux à des ruptures de soins et d’isoler les soigneurs privés des moyens nécessaires. La pétition réclame des rénovations, ce qui est un objectif partagé, mais la transition doit s’appuyer sur des plans opérationnels: schémas de continuité des soins, listes de fournisseurs, accords vétérinaires, et arrangements sociaux pour le personnel. Une comparaison avec des fermetures temporaires réussies met en lumière la nécessité d’un plan de relocalisation et d’un financement dédié, tandis qu’une comparaison avec des fermetures improvisées illustre les conséquences sanitaires et professionnelles négatives.

Des sources professionnelles en gestion animale indiquent que les protocoles de transfert exigent des évaluations comportementales, des bilans sanitaires complets et des équipes de transport formées, et que les coûts logistiques peuvent représenter plusieurs milliers d’euros par animal selon l’espèce. Les normes internationales de bien-être animal préconisent la planification de continuité des soins avant toute fermeture d’un établissement accueillant des animaux exotiques.

La demande de rénovation du parc zoologique de Hann repose sur des constats réels d’usure des installations et sur une volonté de mieux pour les animaux et les visiteurs. Cependant, la fermeture sans plan détaillé expose des risques concrets pour la santé animale et pour l’emploi des soigneurs, et elle transforme une urgence de rénovation en une urgence sanitaire potentielle. La démarche factuelle appelle des mesures préparatoires précises: calendrier de fermeture, budget affecté aux soins continus, conventions d’accueil avec des structures accréditées et garanties pour le personnel, afin que la remise en état ne se paie pas au prix du bien-être animal ni de la sécurité des équipes.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Souleymane F.
Mis en ligne : 06/02/2026

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