« J’ai cédé malgré moi » : Confession d’une infidélité - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Confidence | Par Eva | Publié le 07/02/2026 09:02:50

« J’ai cédé malgré moi » : Confession d’une infidélité

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Je porte une honte lourde et froide depuis la nuit où j’ai trahi mon mari. J’ai couché avec un ancien copain, un homme que je décris comme un vrai salaud, et je me sens entièrement responsable de ce qui s’est passé. Je ne supporte plus son regard, je ne supporte plus le mien. Je raconte parce que garder ce poids m’étouffe et que je ne sais plus quelle route suivre.

Mon mari ne mérite pas cette trahison, c’est la conviction qui m’habite au quotidien. L’homme avec qui j’ai cédé connaissait mes faiblesses et a profité de la situation pour obtenir ce qu’il voulait. Je me reproche d’avoir accepté de le rencontrer, de n’avoir pas su refuser ses avances, alors même que je sais ce qu’il est. La seule personne qui sait tout, c’est ma meilleure amie. Elle connaît notre histoire, elle a vu les blessures et les récits qui m’ont construite, et depuis elle me pousse vers une séparation puis vers une vie possible avec cet ancien compagnon.

Je me retrouve déchirée entre une culpabilité profonde et une attirance confuse qui ne s’explique pas facilement. D’un côté, la morale personnelle pèse : j’ai été infidèle, j’ai blessé quelqu’un qui ne l’a pas mérité. De l’autre côté, la tentation provient d’une histoire ancienne, de paroles et d’habitudes qui réapparaissent quand la volonté vacille. Le constat analytique me dit que la situation n’est pas binaire : je ne suis ni entièrement victime, ni uniquement coupable. Il y a des choix, des responsabilités à assumer, et surtout des émotions contradictoires à décoder.

Je crains que divorcer sur un coup de tête, pour rejoindre cet homme, ne me conduise à recommencer les mêmes erreurs. Ma meilleure amie affirme que nous sommes faits l’un pour l’autre, mais je doute de la solidité de cet argument quand l’histoire récente s’appuie sur la manipulation de mes faiblesses. Mon mari, lui, est une personne qui m’a donné une vie commune, il n’a rien demandé de ce drame. L’argument moral me pousse à la réparation et à l’honnêteté. L’argument émotionnel me pousse à interroger la nature de mon désir et la cohérence de mes choix futurs.

Je dois nommer ce qui m’a conduite à agir ainsi pour ne pas rejouer la même scène. Reconnaître que j’ai cédé parce qu’on a su frapper à l’endroit où je suis fragile ne minimise pas ma responsabilité, mais cela éclaire la mécanique qui m’a fait tomber. Je peux envisager plusieurs étapes sans ajouter des faits nouveaux : être transparente avec mon mari, accepter la douleur que je lui ai infligée, chercher pourquoi je me suis laissée séduire par quelqu’un que je suis capable de détester en conscience. La pression de mon amie ajoute une complication : son conseil est radical et s’appuie sur l’idée d’un amour inévitable, mais les faits récents montrent surtout un terrain propice aux blessures.

Je peux explorer mes sentiments avec rigueur, interroger mes besoins et mes limites, et peser soigneusement les conséquences possibles de chaque choix. Je garde en mémoire que l’histoire passée avec cet ancien compagnon comporte déjà des signaux d’alerte que je ne dois pas ignorer. La décision de rester ou de partir ne doit pas se fonder uniquement sur une fuite vers un désir immédiat ou sur la pression d’une amie convaincue.

Je suis prise entre la honte et la confusion, consciente que mon mari n’a rien mérité et que j’ai brisé un pacte. Je dois affronter la vérité, parler et assumer les conséquences, sans me laisser guider uniquement par l’émotion du moment ni par le conseil pressant d’une amie. Ma priorité, pour l’instant, est d’arrêter de fuir mon acte, de regarder les faits en face et d’agir avec une honnêteté qui corresponde à la gravité de ma faute. Je demande de l’aide parce que je ne trouve pas seule l’issue qui respecte les personnes impliquées et la personne que je veux être.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 07/02/202
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