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Je vis une situation qui me pèse et que je raconte ici sans fard. J’ai été hébergée chez ma sœur et son mari de mars à août 2024, puis j’ai rompu avec l’homme en question après des relations sexuelles que j’avais tenté d’éviter. Aujourd’hui je suis enceinte de trois mois, je ne veux pas avorter, et l’homme s’est replié; je cherche à comprendre mes choix et leurs conséquences sans juger ni me censurer.
Pendant mon séjour chez eux, l’homme participait aux dépenses de la maison et me donnait des pourboires occasionnels. Deux mois avant mon départ il a commencé à me faire des avances; j’ai résisté longtemps, puis nous avons couché ensemble deux fois. Après mon départ j’ai mis fin à ce lien parce que je ne voulais pas trahir la confiance de ma sœur. Malgré tout, il a continué à m’envoyer des messages et je l’ai revu une fois en décembre 2024, puis encore après leur séparation en mai dernier. Ma sœur est revenue chez nos parents avec ses deux enfants et l’homme a continué à envoyer de l’argent aux enfants chaque mois.
Je garde la responsabilité de mes choix, tout en percevant la complexité morale de la situation. L’homme affirme s’être mal conduit pour provoquer la séparation et pouvoir être avec moi. Cette déclaration force une lecture franche: il y a eu manipulation, consentement ambivalent et trahison de loyauté familiale. Ma réaction successive d’attention et de compagnonnage après leur séparation a transformé une liaison en relation affective, au moins de mon côté. La grossesse révèle maintenant les incohérences de cet engagement: l’homme avait dit vouloir des enfants, puis il se dérobe.
Je ne veux pas supprimer la vie que je porte parce que ce désir d’enfant m’a été exprimé et parce que je me sens investie de cet avenir. Son silence et son absence de soutien financier pour une interruption de grossesse disent pourtant qu’il ne porte pas la même responsabilité. Je considère aussi la trahison ressentie par ma sœur et l’impact sur les enfants qui dépendent de ces liens familiaux. Mes choix affectifs ont des répercussions concrètes pour plusieurs personnes, et je ne peux pas les dissocier de la réalité matérielle et émotionnelle qui m’entoure.
Je décris sans fard la manière dont nos journées se sont déroulées lorsqu’il m’accueillait: cuisiner ensemble, regarder des films, partager des nuits. Ces détails montrent que ce n’était pas uniquement du sexe passager, au moins pour moi. La bascule intervient avec la grossesse: il change de comportement, il se tait, il refuse de s’engager. Ce retrait pose la question de la loyauté et de la protection que j’attendais d’un homme qui disait vouloir des enfants. J’assume mes responsabilités affectives, mais je n’accepte pas d’être laissée seule face aux conséquences.
Je m’appuie uniquement sur ce que j’ai vécu et dit, sans ajout de données extérieures. Les éléments qui comptent ici sont les faits personnels: hébergement entre mars et août 2024, deux rapports avant mon départ, une rencontre en décembre 2024, leur séparation en mai, la grossesse actuelle de trois mois. Ces repères permettent de mesurer la chronologie, l’évolution des comportements et la dissonance entre promesses et actes.
Je reste déterminée: je ne veux pas avorter parce que je porte un enfant auquel j’aspire, et parce que l’homme m’avait dit vouloir des enfants. Sa fuite me laisse seule face aux réalités matérielles et affectives. Ma priorité est d’agir pour protéger ma santé et l’enfant que je porte, tout en tenant compte de la douleur de ma sœur et de la présence des enfants. Je cherche maintenant des solutions concrètes pour avancer sans renier ce que je ressens, en exigeant la clarté et la responsabilité de la part de celui qui a contribué à cette situation.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 11/02/2026
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