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Lundi soir, sur la Route des Almadies à Dakar, un automobiliste présumé en état d’ivresse a percuté un groupe de femmes qui se trouvaient sur le bas-côté de la route. Le choc a causé plusieurs blessées et au moins un décès; le conducteur aurait pris la fuite après l’impact. Une enquête judiciaire a été ouverte pour identifier formellement le conducteur et établir les circonstances de l’accident.
L’accident frappe par sa violence et par le comportement qui a suivi: aucun secours immédiat du conducteur, selon des témoins. Ce drame installe une question lourde dans l’espace public et privé: comment des automobilistes ivres continuent-ils de circuler la nuit sans contrôles ni dissuasion visibles? Le ton est grave, mais la colère populaire peut se traduire en demandes concrètes.
Les premiers témoins rapportent que la collision s’est produite aux heures tardives et que les victimes étaient sur le bord de la chaussée. Les autorités n’ont pas encore communiqué l’identité du suspect ni annoncé d’interpellation.
L’accident sur la Route des Almadies illustre des lacunes concrètes dans la prévention et le contrôle de l’alcool au volant. Les faits établis par les témoins — conduite en état d’ivresse, impact contre des piétons, délit de fuite — correspondent à des comportements que des politiques publiques bien appliquées cherchent précisément à réduire. Les forces de l’ordre disposent d’outils simples: contrôles routiers systématiques, alcootests ponctuels, patrouilles ciblées aux heures à risque et campagnes d’information. Lorsque ces dispositifs sont sporadiques ou insuffisants, le risque de récidive et d’accidents mortels augmente.
Les statistiques mondiales de la sécurité routière fournissent un cadre utile: l’Organisation mondiale de la santé estime que l’alcool contribue à un grand nombre de décès routiers chaque année, ce qui rend les politiques nationales déterminantes. Dans le cas local, l’absence d’annonce officielle sur les contrôles ou les mesures prises après l’accident renforce l’impression d’une réponse publique lente. Un témoin cité sur place a déclaré: « Il est parti sans aider, comme si rien ne s’était passé », phrase qui résume la désinvolture inquiétante d’un certain nombre de conducteurs.
Premièrement, la prévention visible sauve des vies: des campagnes soutenues dans les quartiers, la collaboration avec les bars et les lieux nocturnes et la présence accrue des patrouilles réduisent la probabilité que des conducteurs ivres prennent la route. Deuxièmement, des sanctions effectives et rapides contre les délits de fuite aggravent le coût du passage à l’acte et peuvent modifier les comportements. Troisièmement, la formation des agents et la dotation en alcootests permettent d’établir des preuves solides et d’accélérer les poursuites judiciaires.
Comparaison utile: des pays qui ont multiplié les contrôles de nuit et les campagnes locales ont observé des diminutions mesurables des accidents liés à l’alcool, ce qui offre un référentiel pour adapter des mesures nationales. Autre comparaison: là où la sanction administrative s’ajoute à la peine pénale, la récidive décline.
Des études internationales montrent que les contrôles d’alcoolémie aléatoires réduisent les comportements à risque et que la combinaison prévention-sanction produit les meilleurs résultats. La mise en place de dispositifs simples — zones de sobriété, points de contrôle aux heures critiques, partenariats avec les transporteurs privés nocturnes — s’appuie sur des retours d’expérience concrets et mesurables.
Les éléments factuels du drame sur la Route des Almadies pointent vers un manquement collectif: le conducteur en état d’ivresse, le délit de fuite et l’absence apparente de contrôles nocturnes. Ces constats, étayés par des données internationales sur l’impact de l’alcool au volant, confirment que la prévention et la répression doivent être renforcées de manière systématique. Si les autorités accélèrent les enquêtes et instaurent des mesures ciblées — contrôles visibles, sanctions dissuasives et campagnes locales — la probabilité d’éviter de nouveaux drames augmentera, et la mémoire des victimes pourra s’accompagner d’une réponse publique tangible.
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Absa S.
Mis en ligne : 11/02/2026
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