Haïti : La journaliste Cyndie Régis lance un cri de désespoir - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - International | Par Habib Diao | Publié le 22/03/2023 03:03:56

Haïti : La journaliste Cyndie Régis lance un cri de désespoir

En ce début de semaine, plus précisément le lundi matin, un hashtag a été lancé sur la page Facebook de la journaliste Cyndie Régis. Il s’agit du hashtag #JeVaisMourirBientôt qui commence à se propager rapidement sur les réseaux sociaux.

Cette initiative de la journaliste haïtienne est un cri de désespoir face à l’insécurité grandissante qui règne à Port-au-Prince.

Une photo prise dans un jardin montre deux doigts levés et une pancarte sur laquelle on peut lire « Je vis en Haïti, #JeVaisMourirBientôt » ou encore en anglais « I’m living in Haiti, #ImGonnaDieSoon ». Cette photo, publiée sur plusieurs réseaux sociaux, a rapidement été partagée par de nombreuses personnes.

La journaliste, qui a travaillé auparavant pour la Radio Télévision Caraïbe (RTVC), a souhaité exprimer son désespoir face à la situation sécuritaire qui se dégrade de plus en plus dans la capitale haïtienne.

Des bandits armés commettent des meurtres, des incendies et des enlèvements en toute impunité sous le regard passif des autorités. « La situation se dégrade de plus en plus et il devient difficile de mener une vie normale », explique la jeune femme pour justifier son message. « Il est impossible de sortir, de s’amuser ou même de profiter des loisirs.

Le stress nous tue à petit feu. Nous n’avons nulle part où nous détendre. L’éducation est également mise en danger car il est dangereux de se rendre à l’école. Nous ne sommes en sécurité nulle part et même la police semble déboussolée ».

Au-delà de son cri de désespoir, Cyndie Régis souhaite également exprimer son désir de ne pas quitter son pays, contrairement à des milliers d’Haïtiens qui ont choisi l’exil. Elle a fait ses études en Haïti et veut continuer à vivre dans son pays pour y construire sa vie et contribuer au développement de son pays. « Je veux simplement vivre, et il n’y a rien de mieux que de vivre dans son propre pays », déclare-t-elle.

De nombreux internautes ont repris le hashtag lancé par la journaliste haïtienne, qui espère maintenant que son appel parviendra aux autorités pour que la vie puisse reprendre son cours normal à Port-au-Prince.

Malheureusement, la situation est critique. Rien qu’au cours des deux premières semaines de mars, les affrontements entre gangs ont fait au moins 208 morts, 164 blessés et 101 personnes ont été enlevées, selon la porte-parole du Haut-Commissariat, Marta Hurtado. La plupart des victimes ont été tuées ou blessées par des tireurs embusqués.

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