Aïda Mbodj en guerre contre les fraudeurs : La DER/FJ passe à l’action - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Société | Par Eva | Publié le 05/12/2025 08:12:00

Aïda Mbodj en guerre contre les fraudeurs : La DER/FJ passe à l’action

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L’affaire de M. Ndong, agent de développement communautaire à Ziguinchor, illustre l’irresponsabilité financière qui gangrène les bénéficiaires de la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ). Avec un prêt de 27 849 000 francs CFA pour créer une boulangerie, M. Ndong n’a remboursé qu’une infime partie de cette somme, laissant planer des doutes sur l’intégrité des systèmes de financement public. Ce cas n’est pas isolé et soulève de sérieuses questions sur la gestion des fonds publics.

Le contexte est alarmant : en juillet 2021, M. Ndong a reçu ce financement censé soutenir son projet entrepreneurial. Au lieu de s’acquitter de ses obligations, il n’a versé que 600 000 F CFA depuis l’octroi du prêt. Ce comportement irresponsable est comparable à un élève qui, après avoir reçu une bourse d’études, décide de ne jamais se présenter en classe. La semaine dernière, il a été interpellé et déféré au parquet, un acte qui s’inscrit dans une vaste opération de recouvrement orchestrée par Aïda Mbodj. Cette dernière, soucieuse de récupérer les fonds publics, a ouvert plusieurs procédures auprès de la Division des investigations criminelles (DIC) et d’autres unités.

Cette situation met en lumière un problème systémique. En effet, il ne s’agit pas seulement de l’inconduite d’un individu, mais d’un phénomène plus large où de nombreux bénéficiaires semblent considérer les prêts de la DER/FJ comme des dons. Ce manque de sérieux et de responsabilité est inacceptable. Il faut rappeler que l’argent public n’est pas un simple jeu : chaque franc CFA doit être remboursé. Les conséquences de cette attitude sont désastreuses pour l’ensemble de la société, qui doit supporter les pertes engendrées par ces comportements.

Les arguments en faveur d’une vigilance accrue dans la gestion des fonds publics se multiplient. D’une part, il est impératif que la DER/FJ renforce ses mécanismes de suivi et de contrôle. D’autre part, il est essentiel d’instaurer des sanctions sévères pour dissuader les mauvais payeurs. Les exemples de M. Ndong doivent servir d’avertissement à tous ceux qui envisagent de profiter du système. Ces comportements égoïstes nuisent à l’ensemble des entrepreneurs sérieux qui travaillent dur pour réussir.

L’angle de cette analyse est clair : le cas de M. Ndong est symptomatique d’un malaise plus profond au sein de l’écosystème entrepreneurial. Les fonds destinés à soutenir les initiatives des jeunes et des femmes doivent être protégés des abus. Les bénéficiaires doivent comprendre que ces prêts sont des engagements financiers, et non des cadeaux.

Pour soutenir cette analyse, il faut rappeler que de nombreux pays ont mis en place des programmes de financement similaires, mais avec des systèmes de contrôle rigoureux qui garantissent leur bonne utilisation. En France, par exemple, les aides publiques sont souvent conditionnées à des résultats mesurables, ce qui évite les dérives. Pourquoi ne pas s’inspirer de ces modèles efficaces pour améliorer le système de la DER/FJ ?

Le cas de M. Ndong est un appel au réveil. On doit prendre conscience de l’importance de la responsabilité financière dans l’utilisation des fonds publics. L’irresponsabilité de certains bénéficiaires menace l’avenir de nombreux projets viables. Les autorités doivent agir avec fermeté pour éviter que d’autres cas similaires ne se reproduisent.

Engageons-nous ensemble à défendre l’intégrité des systèmes de financement public. Exigeons des comptes, soutenons les initiatives responsables et faisons entendre notre voix pour un avenir entrepreneurial plus solide et plus juste.

Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Diarra Bousso.
Mis en ligne : 05/12/2025

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