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Seydina Fall, mieux connu sous le surnom de « Boughazéli », voit sa carrière judiciaire s’enrichir d’un nouvel épisode peu enviable. Sorti d’une condamnation récente à deux mois de prison ferme pour abus de confiance, il a été extrait de la prison de Rebeuss le 30 décembre pour être placé en garde à vue par la sûreté urbaine de Guédiawaye, accusé dans une affaire de location immobilière qui sent la promesse non tenue.
La victime présumée répond aux initiales A. Sall, qui indique avoir été mise en relation avec un courtier nommé Moustapha Ndiaye pour louer un appartement présenté comme appartenant à Seydina Fall. Après des discussions et un accord verbal, la somme de 370 000 francs CFA aurait été remise à Fall dès novembre 2025 contre une décharge, avec l’assurance que les locaux seraient libérés rapidement pour la locataire. Le paiement a été effectué, mais l’appartement n’a jamais été remis, ce qui a poussé la plaignante à saisir les autorités.
L’enchaînement des événements révèle une mécanique connue: promesse, encaissement, silence. La justice a repris la main lorsque la plainte a été déposée, entraînant l’extraction contrôlée de Fall de sa cellule pour l’audition. Le courtier convoqué, Moustapha Ndiaye, ne s’est pas présenté, compliquant l’instruction. Fall, quant à lui, a choisi de garder le silence lors de son audition et a attendu l’arrivée de son avocat, son droit au conseil ayant été respecté avant sa mise en garde à vue le 30 décembre à 14 h 04.
L’affaire met en lumière plusieurs points que l’on peut souligner sans les dramatiser outre mesure. D’abord, la fragilité des accords verbaux dans des transactions immobilières où l’argent circule sans mise en garantie écrite. Ensuite, la responsabilité partagée entre un propriétaire présumé et un intermédiaire qui se dérobe au moment de l’enquête. Enfin, le calendrier judiciaire, qui voit un homme déjà condamné revenir en procédure, alourdit l’image publique et questionne l’efficacité des mécanismes de réparation pour la victime.
La lecture des faits selon la plaignante trace un scénario simple et déceptif: la cliente croit louer un logement disponible, elle paie, puis la promesse s’évanouit. Le rôle du courtier reste obscur; son absence lors de la convocation peut être interprétée comme une tentative de mise à distance ou comme une complication logistique. L’extraction de Fall de la prison montre que la procédure a pris le pas sur le confort carcéral, et que les autorités estiment la plainte suffisamment sérieuse pour exiger sa confrontation aux enquêteurs.
Il faut relever que la méthode employée — versement contre décharge et promesse verbale — expose la partie la plus vulnérable, la locataire, à un risque financier immédiat. La plainte portée aux initiales A. Sall formalise un recours qui impose à la justice de trier les versions et de vérifier les documents en possession des protagonistes, si documents il y a. L’absence du courtier complique la reconstitution, mais n’empêche pas le travail d’instruction visant à établir la réalité des engagements et la destination des fonds encaissés.
L’affaire « Boughazéli » ressemble à ces récits où l’assurance d’un homme s’accouple au désarroi d’une cliente. Sans jugement hâtif, la procédure entame un examen nécessaire: vérifier qui a encaissé quoi, qui a promis quoi, et pourquoi la livraison n’a jamais eu lieu. Pour la victime, la question reste la même, nette et simple: récupérer son argent ou obtenir réparation. Pour Fall, la nouvelle plainte alourdit un dossier déjà chargé et confirme que la trajectoire judiciaire ne laisse guère de place au flou ou à l’à-peu-près.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Ibrahim Diop.
Mis en ligne : 04/01/2026
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