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Le scandale autour de SoftCare, une entreprise spécialisée dans la fabrication de couches et de serviettes hygiéniques, soulève de sérieuses préoccupations quant à la réglementation dans le secteur sanitaire. Des accusations de corruption et de menaces, révélées par Moussa Diallo, directeur de l’Inspection à l’Agence de régulation pharmaceutique (ARP), mettent en lumière un climat de peur qui pourrait avoir des conséquences sur la santé publique. Dans un enregistrement audio, Diallo expose des pratiques douteuses qui interpellent sur l’intégrité de la régulation sanitaire.
SoftCare est accusé de commercialiser des produits fabriqués à partir de matières premières potentiellement périmées. Cette situation est d’autant plus préoccupante que ces produits sont destinés à des populations vulnérables, notamment les femmes et les enfants. L’ARP, en tant qu’entité régulatrice, a pour mission de garantir la conformité des produits de santé. Cependant, la déclaration prématurée de conformité des produits de SoftCare, avant même la finalisation d’un rapport d’inspection, soulève des questions sur l’objectivité et l’efficacité de cette institution.
Moussa Diallo a rapporté avoir été approché à plusieurs reprises par des responsables de SoftCare, qui lui auraient proposé des valises d’argent et des cadeaux en échange de sa coopération. Ce type de comportement illustre une tentative de corruption qui pourrait compromettre l’intégrité de la régulation sanitaire. Diallo a insisté sur le fait qu’il a refusé ces offres, affirmant : « Mon intégrité n’est pas à vendre. Il s’agit de la santé de nos femmes et de nos enfants. » Cette déclaration met en exergue l’importance de l’éthique dans le secteur, où les enjeux de santé publique doivent primer sur des intérêts personnels.
Les révélations de Diallo sont corroborées par des éléments factuels, notamment le constat que l’ARP a publié un communiqué déclarant la conformité des produits de SoftCare juste avant que le rapport d’inspection incriminant ne soit déposé. Cela soulève des interrogations sur le processus de régulation et sur la capacité de l’ARP à agir de manière indépendante. En outre, Diallo a rapporté des menaces de la part de sa hiérarchie, ce qui accentue le climat de peur et d’intimidation qui semble régner au sein de l’agence.
Le climat de peur et de corruption dans le secteur sanitaire est alarmant et met en lumière des failles dans le système de régulation. Les témoignages de Diallo soulignent une réalité où la santé publique pourrait être compromise par des pratiques douteuses et un manque de transparence. Comparativement à d’autres secteurs, où des mécanismes de contrôle plus rigoureux sont en place, la situation dans le secteur sanitaire semble nécessiter une réforme profonde pour restaurer la confiance du public.
Des études antérieures ont montré que la corruption dans le secteur de la santé peut avoir des conséquences désastreuses, non seulement sur la qualité des produits, mais aussi sur la santé des consommateurs. Par exemple, un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a révélé que la corruption dans ce domaine entraîne des coûts économiques considérables et une détérioration des services de santé. Des statistiques montrent également que les pays avec des systèmes de régulation faibles souffrent souvent de crises sanitaires plus fréquentes.
Les révélations de Moussa Diallo sur SoftCare mettent en lumière un problème sérieux de corruption et de menaces dans le secteur sanitaire. La déclaration de conformité des produits avant la finalisation des rapports d’inspection soulève des inquiétudes légitimes sur la régulation. Ce cas illustre la nécessité d’un renforcement des mécanismes de contrôle pour protéger la santé publique et restaurer la confiance dans les institutions sanitaires.
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Adja Absa G.
Mis en ligne : 05/01/2026
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