Blanchiment dentaire : Une pratique à risque que les médias cachent - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Santé | Par Eva | Publié le 07/01/2026 10:01:15

Blanchiment dentaire : Une pratique à risque que les médias cachent

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L’Ordre National des Chirurgiens-Dentistes du Sénégal (ONCDS) a récemment exprimé de vives inquiétudes face à l’augmentation de l’exercice illégal de la chirurgie dentaire, en particulier dans le domaine du blanchiment dentaire. La présidente de l’Ordre, le Dr Myriam Thérèse Arlette Dia Ntab, a souligné que des pratiques non réglementées mettent en danger la santé bucco-dentaire des Sénégalais. Cette situation soulève des questions sur l’efficacité de la législation en vigueur, qui semble inadaptée face à la prolifération de charlatans.

Le blanchiment dentaire est un acte médical qui, selon la loi sénégalaise, ne peut être pratiqué que par des professionnels qualifiés. La loi 05-2023 du 13 juin 2023 stipule clairement que seuls les chirurgiens-dentistes dûment diplômés et inscrits au tableau de l’Ordre peuvent exercer cette activité. Cependant, la banalisation de l’exercice illégal, notamment à travers les réseaux sociaux et des publicités mensongères, pose un défi majeur à la régulation de cette pratique.

L’ONCDS a observé une montée en puissance de l’exercice illégal de la chirurgie dentaire, avec des individus non qualifiés proposant des services de blanchiment dentaire sans aucune habilitation légale. Cette situation est aggravée par la diffusion de contenus trompeurs dans les médias traditionnels, où des programmes consacrés à l’éclaircissement dentaire véhiculent des informations erronées sur la nature médicale de ces procédures. Le Dr Dia Ntab a noté que certains animateurs et artistes, souvent par méconnaissance, contribuent à la désinformation du public.

Les conséquences de ces pratiques peuvent être graves. Les patients s’exposent à des risques tels que des sensibilités dentaires sévères ou des lésions gingivales. Les produits utilisés, comme le peroxyde d’hydrogène, peuvent entraîner des effets nocifs en cas de mauvaise utilisation. Le Pr Khaly Bane, de l’UCAD, a alerté sur les dangers associés à ces produits, qui peuvent même être classés comme potentiellement cancérogènes.

Malgré la législation en place, l’inefficacité des contrôles et l’absence de sanctions appropriées pour les contrevenants rendent difficile la lutte contre le blanchiment dentaire illégal. L’ONCDS appelle ainsi à un renforcement des mesures de contrôle et à une prise de conscience accrue des médias quant à leur rôle dans la diffusion d’informations médicales. La situation actuelle montre que la réglementation, bien que claire, n’est pas suffisante pour protéger les patients.

La loi sur l’exercice dentaire, bien qu’elle soit bien définie, semble inadaptée face à la réalité du terrain. Les véritables acteurs du blanchiment illégal, souvent invisibles et opérant en dehors des circuits légaux, profitent de l’absence de surveillance efficace. La mise en œuvre des lois existantes nécessite une attention particulière et une volonté politique pour être véritablement efficace.

Des études ont démontré que les pratiques de blanchiment dentaire non encadrées peuvent entraîner des complications graves pour la santé bucco-dentaire. En outre, les campagnes publicitaires trompeuses exacerbent la situation, incitant le public à recourir à des services non réglementés. L’Ordre des dentistes a déjà remporté des procès concernant des pratiques illégales, mais cela ne semble pas suffisant pour dissuader les charlatans.

La santé bucco-dentaire des Sénégalais est en péril face à l’augmentation des pratiques illégales de blanchiment dentaire. Bien que la législation soit en place pour protéger les patients, son application reste insuffisante. Une action concertée des autorités sanitaires, judiciaires et des médias est nécessaire pour endiguer ce phénomène et garantir la sécurité des soins bucco-dentaires au Sénégal.

Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Diarra B.
Mis en ligne : 07/01/2026

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