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Le Conseil de sécurité des Nations Unies a récemment prolongé d’un an le mandat de la Mission de l’Union africaine de soutien et de stabilisation en Somalie (AUSSOM), jusqu’au 31 décembre 2026. Cette décision soulève des interrogations concernant l’efficacité de cette mission, alors que des critiques sur ses performances et son financement persistent. Les défis financiers et opérationnels de l’AUSSOM soulignent une possible inefficacité chronique, remettant en question la pertinence de ces efforts de stabilisation.
La Mission de l’Union africaine en Somalie a été créée pour soutenir le gouvernement somalien face à la menace d’al-Shabaab, un groupe jihadiste lié à al-Qaïda, qui mène une insurrection armée depuis plus de seize ans. Malgré des opérations militaires soutenues par l’AUSSOM et d’autres partenaires internationaux, la situation sécuritaire en Somalie reste précaire. Les forces armées somaliennes, bien qu’appuyées par des ressources extérieures, peinent à établir un contrôle durable sur le territoire, ce qui soulève des questions sur l’efficacité des interventions internationales.
Les difficultés financières de l’AUSSOM sont un facteur majeur de son inefficacité. Sun Lei, représentant permanent adjoint de la Chine, a noté que les contributions des donateurs internationaux n’ont pas été à la hauteur des besoins, qualifiant le déficit de financement d’« insoutenable ». Cette situation financière précaire limite la capacité de la mission à mener des opérations efficaces, à former des forces locales et à fournir un soutien logistique adéquat. En comparaison, d’autres missions de maintien de la paix, comme celle en République démocratique du Congo, ont bénéficié d’un financement plus stable, ce qui a permis de réaliser des avancées notables dans la stabilisation de la région.
Les résultats de l’AUSSOM montrent des signes préoccupants d’inefficacité. Malgré les ressources investies, les attaques d’al-Shabaab continuent de cibler les forces de sécurité, les responsables politiques et les civils. Les rapports indiquent que les opérations menées par l’AUSSOM n’ont pas réussi à réduire de manière significative la violence ou à améliorer la sécurité des populations locales. De plus, la mission a été critiquée pour son manque de coordination avec d’autres initiatives internationales, ce qui a conduit à des doublons d’efforts et à une utilisation inefficace des ressources.
L’extension du mandat de l’AUSSOM peut être perçue comme un gaspillage de ressources face à son incapacité à atteindre des objectifs clairs. Les défis financiers et opérationnels, couplés à l’inefficacité chronique de la mission, soulèvent des interrogations sur l’impact réel de ces interventions. Les résultats mitigés de l’AUSSOM par rapport aux attentes initiales illustrent la nécessité d’une réévaluation des stratégies de stabilisation en Somalie. En comparaison, des initiatives de développement à long terme, axées sur la gouvernance et la résilience des communautés, pourraient offrir des solutions plus durables.
Des statistiques récentes montrent que, malgré un engagement international significatif, la Somalie reste l’un des pays les plus instables au monde. Selon le Global Peace Index, la Somalie se classe parmi les pays les moins pacifiques, avec un score qui a peu évolué au cours des dernières années. De plus, les rapports de l’ONU indiquent que la violence liée à al-Shabaab a augmenté, malgré la présence militaire de l’AUSSOM. Ces données renforcent l’idée que la mission, telle qu’elle est actuellement conçue, ne répond pas efficacement aux besoins urgents de sécurité et de stabilisation du pays.
Les défis rencontrés par la Mission de l’Union africaine en Somalie, notamment son financement insuffisant et son inefficacité opérationnelle, soulèvent des questions sur la pertinence de prolonger son mandat. Les résultats décevants de l’AUSSOM, face à une situation sécuritaire toujours volatile, suggèrent qu’une réévaluation des stratégies de stabilisation est nécessaire. La communauté internationale doit envisager des approches alternatives qui pourraient mieux répondre aux besoins des Somaliens et favoriser une véritable paix durable.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Walid T.
Mis en ligne : 10/01/2026
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