Cameroun-Maroc : Les images qui font douter de l'impartialité des arbitres - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Sport | Par Eva | Publié le 13/01/2026 11:01:00

Cameroun-Maroc : Les images qui font douter de l'impartialité des arbitres

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Le match de quart de finale entre le Cameroun et le Maroc, remporté par le Maroc sur le score de 2-0, a déclenché une vague de critiques sur la conduite arbitrale. Le juge central, Dahane Beida, originaire de Mauritanie, a été pointé du doigt pour des décisions controversées et pour un changement d’arbitres intervenu à la dernière minute. Des voix publiques ont évoqué une gestion partiale de la rencontre et ont soulevé la question d’une possible collusion entre arbitres et fédérations.

La rencontre s’inscrit dans un tournoi continental où l’arbitrage est placé sous la responsabilité de la confédération compétente, qui compose et valide les équipes d’arbitres avant chaque phase finale. Les remplacements d’officiels à la dernière minute sont documentés dans les feuilles de match quand des empêchements surviennent, mais ces modifications renforcent la sensibilité des observateurs dès lors que le verdict sportif favorise une équipe locale ou perçue comme soutenue. Les médias et les consultants sportifs ont relayé des images et des séquences où plusieurs fautes semblent ne pas avoir été sanctionnées, ce qui a alimenté les interrogations sur la cohérence des décisions.

Les critiques se concentrent sur trois points vérifiables : la fréquence des fautes non sifflées touchant l’équipe camerounaise, l’attribution de décisions favorables au Maroc dans des phases clés du match et le remplacement tardif d’arbitres inscrits initialement pour la rencontre. Le consultant Remy Ngono a déclaré que l’arbitre « était bel et bien en mission », formule reprise dans les échanges publics et sur les réseaux. Des enregistrements du match montrent des actions où des contacts physiques importants n’ont pas entraîné de coups francs ou de sanctions disciplinaires, tandis que certaines fautes similaires avaient déjà été sifflées plus tôt dans le tournoi par d’autres équipes arbitrales.

La première conséquence observable d’une impression de partialité est la dégradation de la confiance du public envers l’intégrité de la compétition. Lorsque des décisions arbitrales apparaissent incohérentes, les spectateurs et les acteurs du football questionnent l’indépendance des officiels et la transparence de leur nomination. La deuxième conséquence porte sur l’équité sportive : un arbitrage perçu comme favorable modifie l’équilibre compétitif sur le terrain et peut influer sur la qualification des équipes. La troisième conséquence relève de l’image institutionnelle : la confédération voit sa crédibilité entamée lorsque des remplacements d’arbitres et des prises de décision discutables se multiplient sans explication publique satisfaisante.

Dénoncer une possible collusion entre arbitres et fédérations implique d’examiner les mécanismes formels d’affectation et de contrôle des officiels. Les procédures d’arbitrage prévoient des commissions de nomination, des évaluations post-match et des protocoles disciplinaires. Or, l’absence de communication détaillée sur les raisons d’un changement d’arbitres ou sur le déroulé des incidents contestés nourrit les suspicions. La juxtaposition de décisions favorables à une équipe et d’un remplacement d’arbitres peu expliqué renforce l’idée que des influences externes ou des arrangements informels peuvent exister, ce qui fragilise la perception d’impartialité du public.

Des comparaisons avec d’autres compétitions montrent que la transparence des nominations et la publication d’expertises vidéo après match contribuent à réduire les tensions. Dans plusieurs fédérations, l’analyse indépendante des performances arbitrales et la mise en ligne des rapports post-match ont permis de clarifier des décisions controversées. Les données disponibles sur les sanctions disciplinaires et sur les évaluations d’officiels pourraient servir à objectiver la qualité de l’arbitrage dans les compétitions africaines, à condition que ces éléments soient rendus publics et analysables par des tiers indépendants.

Les faits établis autour du match Cameroun–Maroc soulèvent des interrogations factuelles sur la neutralité arbitrale et sur la transparence des procédures de nomination. Les critiques publiques, les séquences de jeu contradictoires et le remplacement d’arbitres à la dernière minute constituent des éléments vérifiables qui expliquent l’émoi et la perte de confiance du public. Si la confédération ne communique pas de manière précise et argumentée sur ces éléments, les doutes sur des collusions potentielles risquent de continuer à peser sur l’intégrité perçue du football continental.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Emmanuel P.
Mis en ligne : 13/01/2025

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