Les opinions exprimées dans cet article sont celles d’un contributeur externe. NotreContinent.com est une plateforme qui encourage la libre expression, la diversité des opinions et les débats respectueux, conformément à notre charte éditoriale « Sur NotreContinent.com chacun est invité à publier ses idées »
La scène politique sénégalaise est en émoi. Ibrahima Ndiaye, figure du Parti Républicain pour le Progrès (PRP), a récemment exprimé des critiques acerbes sur la gouvernance actuelle, tout en pointant du doigt une élite intellectuelle qui semble avoir abandonné son rôle. Les mots de Ndiaye résonnent comme un cri d’alarme : les sacrifices consentis n’ont pas porté leurs fruits. Une déclaration qui soulève des questions sur la responsabilité collective et la capacité d’engagement des intellectuels dans le débat public.
Depuis l’arrivée au pouvoir de la coalition au sein de laquelle évolue le PRP, la promesse d’un renouveau a laissé place à une réalité décevante. Les attentes étaient élevées, mais la désillusion s’est installée. Ndiaye, après une longue absence des plateaux, revient avec une analyse sans concession. Il dénonce un climat de raillerie politique, où les véritables enjeux sont noyés sous des querelles stériles. Dans ce contexte, il interpelle non seulement les dirigeants, mais aussi ceux qui, par leur savoir et leur statut, devraient éclairer le chemin.
L’analyse de Ndiaye est révélatrice d’un malaise profond. Il évoque des choix d’hommes inadaptés à des postes stratégiques, une problématique qui touche non seulement le PRP, mais l’ensemble de la classe politique. Sa critique de l’élite intellectuelle est particulièrement frappante. Il les accuse de démissionner face à leurs responsabilités, affirmant que beaucoup de diplômés ne sont pas à la hauteur. Cette observation soulève un paradoxe : comment des individus hautement qualifiés peuvent-ils échouer à influencer positivement leur société ? Le constat est amer, et la responsabilité est collective.
Les arguments de Ndiaye s’appuient sur des faits concrets. La gestion de la crise économique, la lutte contre la vie chère, et la promotion de l’État de droit sont autant de domaines où les résultats sont en deçà des attentes. En comparant la situation actuelle à celle d’autres pays de la région qui ont su mobiliser leur intellectuel pour le bien commun, la différence est criante. L’inertie de l’élite intellectuelle sénégalaise, qui semble se contenter de critiques sans propositions, est un véritable poison pour la nation.
Accuser l’élite intellectuelle de démission sans offrir une alternative constructive montre une vision pessimiste et désengagée. Cette attitude, loin d’être simplement critique, révèle une incapacité à s’engager dans un dialogue constructif. Au lieu de proposer des solutions, certains préfèrent se retrancher derrière des discours stériles, laissant ainsi le champ libre à des décisions qui vont à l’encontre des intérêts du peuple. Cette démission intellectuelle est alarmante et soulève une question cruciale : où sont les penseurs qui pourraient orienter le Sénégal vers un avenir meilleur ?
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon des études récentes, le taux de pauvreté au Sénégal reste élevé, malgré les promesses de transformation économique. Les réformes attendues peinent à se concrétiser, et la population souffre d’un manque de perspectives. L’élite, en se désengageant, abandonne le peuple à ses propres démons. Les exemples de pays où l’intellectuel s’engage activement dans le débat public montrent que la mobilisation des savoirs est essentielle pour construire une société résiliente.
Les propos d’Ibrahima Ndiaye résonnent comme un appel à la prise de conscience. La responsabilité de l’élite intellectuelle est immense, et son silence face aux enjeux cruciaux du pays est inacceptable. La situation actuelle exige une mobilisation collective, mais tant que ceux qui détiennent le savoir choisiront l’inaction, le Sénégal continuera de naviguer à vue, avec des conséquences désastreuses pour tous.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 13/01/2026
—
La plateforme NOTRECONTINENT.COM permet à tous de diffuser gratuitement et librement les informations et opinions provenant des citoyens. Les particuliers, associations, ONG ou professionnels peuvent créer un compte et publier leurs articles Cliquez-ici.





