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La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 a été marquée par un scandale d’arbitrage qui soulève des questions cruciales sur l’évolution technique du football africain. Lors du match entre l’Égypte et l’Afrique du Sud, disputé le 21 janvier 2025, l’arbitre burundais Pacifique Ndabihawenimana a été au cœur de deux décisions controversées. Ces choix ont non seulement influencé le résultat du match, mais ont également mis en lumière les lacunes persistantes dans la gestion de l’arbitrage sur le continent.
La CAN, qui rassemble les meilleures équipes nationales d’Afrique, est souvent considérée comme un tremplin pour le développement du football sur le continent. Cependant, l’arbitrage a rarement été exempt de critiques. Dans un contexte où la technologie, comme la VAR (assistance vidéo à l’arbitrage), est censée améliorer la précision des décisions, les erreurs commises lors de ce match montrent que des progrès significatifs restent à faire. L’Afrique du Sud, battue 1-0, a exprimé son indignation face à un penalty accordé à l’Égypte et un autre refusé, malgré des circonstances qui semblaient indiquer une faute évidente.
Les erreurs d’arbitrage lors de cette rencontre illustrent une problématique récurrente dans le football africain : l’incapacité à standardiser et à appliquer les règles de manière cohérente. Le penalty accordé à Mohamed Salah, qui a permis à l’Égypte de marquer, a été jugé léger par de nombreux observateurs, y compris par le sélectionneur sud-africain, Hugo Broos. En revanche, la main de Yasser Ibrahim, qui aurait dû entraîner un penalty pour l’Afrique du Sud, a été ignorée après une longue consultation de la VAR. Broos a déclaré : « Salah est même venu me voir après le match et était surpris qu’ils aient sifflé un penalty », soulignant ainsi l’absurdité de la situation.
Les décisions arbitrales contestées mettent en exergue plusieurs problèmes techniques. Premièrement, la formation des arbitres semble insuffisante pour leur permettre de gérer des situations complexes. Les explications sur les règles, bien que nombreuses, ne se traduisent pas toujours par des décisions justes sur le terrain. Deuxièmement, la VAR, censée apporter de la clarté, a parfois exacerbé la confusion. Dans ce cas précis, la décision de ne pas siffler un penalty a laissé les joueurs et les spectateurs perplexes. Ces incidents soulignent une réalité : le football africain doit encore travailler sur sa capacité à évoluer sur le plan technique, notamment en matière d’arbitrage.
Les erreurs d’arbitrage lors de la CAN 2025 révèlent une stagnation dans l’évolution du football africain. Malgré des efforts pour moderniser le sport, les incidents comme ceux du match Égypte-Afrique du Sud montrent que les normes techniques, notamment en matière d’arbitrage, n’ont pas progressé au même rythme que les attentes. Les fédérations doivent prendre des mesures pour améliorer la formation des arbitres et assurer une meilleure application des règles.
Des études montrent que l’arbitrage est un des aspects les plus critiqués du football africain. Selon un rapport de la Confédération africaine de football (CAF), près de 30 % des décisions arbitrales lors des compétitions continentales sont contestées par les équipes. Ce chiffre met en lumière l’ampleur du problème. De plus, la mise en œuvre de la VAR, bien qu’initialement prometteuse, a souvent été critiquée pour sa lenteur et son manque de clarté. La CAF doit donc envisager des réformes significatives pour garantir que les arbitres soient mieux préparés à gérer les défis du jeu moderne.
Les erreurs d’arbitrage lors de la CAN 2025 soulignent des défis techniques persistants dans le football africain. Alors que le continent aspire à atteindre des standards internationaux, il est impératif d’améliorer la formation des arbitres et d’assurer une application cohérente des règles. Ces incidents ne devraient pas être perçus comme de simples erreurs, mais comme des indicateurs d’une nécessité urgente d’évolution dans le football africain. Les attentes sont élevées, et le temps est venu de répondre à ces défis avec sérieux et détermination.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Théodore Badji.
Mis en ligne : 15/01/2026
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