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Des familles entières vivent dans l’angoisse et l’incertitude, cherchant désespérément des réponses sur le sort de leurs enfants disparus lors de périples migratoires. Abdoul Aziz Baldé, père d’Idrissa, l’illustre tragiquement : « Je sais que le bateau sur lequel mon fils était embarqué a coulé, mais on ne nous a pas montré son corps. » Ce cri du cœur résonne comme un écho de la détermination des jeunes Guinéens à fuir un avenir incertain en quête de meilleures opportunités.
La migration clandestine, bien que tragique, est devenue un phénomène préoccupant en Guinée, un pays qui a vu un nombre croissant de ses jeunes tenter de rejoindre l’Europe par des voies périlleuses. Les histoires de disparitions se multiplient, plongeant les familles dans un désespoir accablant. Les jeunes, souvent poussés par des rêves d’un avenir meilleur, se heurtent à des réalités brutales : naufrages, détentions, et parfois, une mort silencieuse au fond des mers.
Ce contexte met en lumière une réalité amère : les milliers de jeunes migrants qui prennent le risque de quitter leur terre font face à des dangers incommensurables. Les familles, laissées dans l’ignorance, sont contraintes de se tourner vers les réseaux sociaux pour retrouver des indices. Les témoignages de ceux qui ont perdu un proche révèlent une détresse profonde, mais aussi une résilience face à l’adversité. Les chiffres de l’Organisation internationale des migrations (OIM) sont alarmants, mais ils ne capturent pas l’essence humaine derrière ces statistiques. Chaque chiffre représente un rêve brisé, une vie interrompue.
La migration, bien qu’elle soit souvent perçue comme un échec, démontre une volonté inébranlable de changement. Les jeunes Guinéens comme Idrissa, qui ont tenté leur chance à plusieurs reprises, incarnent cet esprit de lutte. Ils ne fuient pas seulement la misère, mais cherchent à construire un avenir. Abdoulaye Diallo, qui a perdu son fils, exprime ce sentiment : « Il n’y a pas de honte à avoir. » Cette phrase résonne comme un appel à la dignité et à la compréhension des motivations qui poussent ces jeunes à prendre des risques extrêmes.
La quête de ces jeunes pour un avenir meilleur, malgré les dangers, témoigne d’une détermination admirable. Ils s’élancent vers l’inconnu, portés par l’espoir d’une vie plus digne. Les histoires de ceux qui ont disparu soulignent non seulement la tragédie de la migration, mais aussi la force de ceux qui persistent à rêver d’un monde où leurs compétences et leur potentiel peuvent s’épanouir. Cette lutte pour la survie et l’aspiration à un avenir meilleur est une réalité partagée par des milliers de jeunes à travers l’Afrique.
Les données disponibles révèlent que le nombre de disparus en Méditerranée et sur le continent africain est largement sous-estimé. Des ONG comme Caminando Fronteras rapportent des chiffres alarmants, avec des milliers de vies perdues chaque année. Ces statistiques, bien que choquantes, ne doivent pas occulter les histoires personnelles de ceux qui ont disparu. Chaque migrant est un individu avec des rêves, des aspirations et une famille qui attend désespérément des nouvelles.
Les familles des migrants disparus vivent une réalité douloureuse, mais leur lutte met en lumière la détermination des jeunes à chercher de meilleures opportunités. Cette tragédie, bien que dévastatrice, révèle un esprit de résilience et de quête de dignité. Les histoires de ces jeunes, comme celles d’Idrissa et d’Abdoulaye, doivent nous inciter à réfléchir sur les conditions qui poussent tant de jeunes à tenter l’impossible. Au-delà de la douleur, il y a une force collective, un désir ardent de changement et de vie.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Pape Diop.
Mis en ligne : 16/01/2026
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