Les opinions exprimées dans cet article sont celles d’un contributeur externe. NotreContinent.com est une plateforme qui encourage la libre expression, la diversité des opinions et les débats respectueux, conformément à notre charte éditoriale « Sur NotreContinent.com chacun est invité à publier ses idées »
Le Sénégal se distingue par une baisse significative de la consommation de tabac, atteignant un taux de seulement 4,4 % de fumeurs parmi les adultes, selon le Global Adult Tobacco Survey (GATS) 2025. Cette baisse de plus de 25 % dans le tabagisme est un développement remarquable qui place le pays en tête des efforts africains de lutte contre le tabac. Cependant, cette victoire apparente pourrait-elle masquer des défis émergents, notamment avec l’essor des produits de tabac alternatifs qui ciblent les jeunes ?
La lutte contre le tabagisme au Sénégal a été marquée par des initiatives gouvernementales et des campagnes de sensibilisation. Le GATS, qui évalue les tendances du tabagisme à l’échelle mondiale, montre que le pays a réussi à réduire sa population de fumeurs. Toutefois, cette baisse ne se fait pas sans complications. Les entreprises de tabac adaptent leurs stratégies en proposant des alternatives comme les cigarettes électroniques et le tabac chauffé, qui séduisent particulièrement les jeunes générations.
Cette diminution du tabagisme au Sénégal est un succès indéniable, mais elle s’accompagne de nouvelles préoccupations. Les experts soulignent que l’exposition à la fumée secondaire reste un problème majeur, surtout dans des lieux tels que les bars et les boîtes de nuit. En effet, bien que le nombre de fumeurs ait chuté, l’augmentation de l’utilisation des cigarettes électroniques pourrait créer un nouveau groupe de dépendants. Le docteur Ndiaye, expert en santé publique, explique : « La lutte contre le tabagisme ne doit pas s’arrêter à la réduction des fumeurs traditionnels, mais doit également inclure une régulation stricte des nouveaux produits. »
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un taux de 4,4 % de fumeurs adultes est une avancée significative par rapport aux années précédentes. Cependant, cette baisse pourrait être illusoire si l’on considère la montée en puissance des produits de tabac alternatifs. Par exemple, les cigarettes électroniques, qui attirent une clientèle plus jeune, représentent un défi de taille pour les politiques de santé publique. En outre, la réglementation actuelle ne couvre pas toujours ces nouveaux produits, laissant une porte ouverte aux stratégies de marketing agressives des industriels du tabac.
La question se pose alors : cette baisse du tabagisme est-elle une véritable victoire ou un simple mirage face à des dangers émergents ? D’un côté, le Sénégal a réussi à réduire le nombre de fumeurs, mais de l’autre, la diversification des produits de tabac pourrait inverser cette tendance. Les jeunes, qui sont souvent plus réceptifs aux nouvelles tendances, pourraient être les plus vulnérables face à ces nouvelles formes de consommation. Ainsi, la lutte antitabac doit évoluer pour prendre en compte ces nouveaux défis.
Des études montrent que les jeunes sont de plus en plus exposés à des produits de tabac alternatifs. Selon une enquête menée par l’Organisation mondiale de la santé, 13 % des jeunes âgés de 15 à 24 ans auraient déjà essayé des cigarettes électroniques. Cette tendance soulève des questions sur l’efficacité des mesures actuelles et la nécessité de renforcer la législation antitabac pour inclure ces nouveaux produits. Les experts recommandent d’étendre les zones sans tabac et d’imposer des restrictions strictes sur la publicité et la vente de ces alternatives.
En somme, bien que le Sénégal puisse se réjouir d’une baisse historique du tabagisme, il est crucial de rester vigilant face aux nouveaux risques que représentent les produits de tabac alternatifs. La lutte contre le tabagisme doit s’adapter et évoluer, car la santé publique est un enjeu qui mérite une attention constante. La vigilance et la régulation sont essentielles pour garantir que cette victoire ne se transforme pas en mirage.
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Penda D.
Mis en ligne : 16/01/2026
—
La plateforme NOTRECONTINENT.COM permet à tous de diffuser gratuitement et librement les informations et opinions provenant des citoyens. Les particuliers, associations, ONG ou professionnels peuvent créer un compte et publier leurs articles Cliquez-ici.




