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L’hôpital militaire de Ouakam a réalisé trois transplantations rénales réussies entre le 23 et le 25 décembre, opérations effectuées dans le cadre de dons familiaux et suivies d’un état post-opératoire satisfaisant pour les donneurs et les receveurs. Ces gestes médicaux ont impliqué une femme donnant un rein à son petit frère, un garçon donnant un rein à sa mère et un don en faveur d’un oncle. L’événement met en lumière des interventions de haute technicité menées au Sénégal par des équipes nationales.
La transplantation rénale exige une organisation chirurgicale, un plateau technique et un suivi immunologique sophistiqués, ainsi qu’une coordination entre services de néphrologie, d’anesthésie, de chirurgie et de biologie. L’engagement familial, illustré par les trois dons réalisés au cours de la même semaine, facilite l’appariement immunologique et réduit les délais d’attente. L’hôpital militaire de Ouakam, établissement disposant de personnels formés et d’un environnement structuré, a assuré la prise en charge péri-opératoire et le suivi post-opératoire immédiat.
La réussite de ces trois greffes en trois jours traduit une capacité logistique et médico-technique confirmée. Les interventions ont requis des évaluations préopératoires complètes, incluant des bilans d’immunologie et des examens d’imagerie, la gestion d’une salle d’opération équipée et la disponibilité d’unités de réanimation et de laboratoire pour la surveillance des fonctions rénales. Le bon état des patients après chirurgie signale la qualité du protocole anesthésique, de la technique chirurgicale et du suivi anti-rejet. La succession d’actes réussis sur une courte période indique également une coordination d’équipe efficace et des processus cliniques rodés.
Premièrement, la réalisation de plusieurs greffes en peu de temps sert d’indicateur de montée en compétence des équipes locales, car la répétition d’actes complexes nécessite maîtrise technique et expérience. Deuxièmement, la nature familiale des dons montre l’existence d’un cadre éthique et légal permettant ces prélèvements consentis, ainsi qu’une sensibilisation des familles aux possibilités de don vivant. Troisièmement, la stabilité post-opératoire des patients et des donneurs atteste de la présence d’un suivi médical adapté, élément indispensable pour la réussite à moyen terme des greffes. Ces éléments réunis soutiennent l’idée que le pays dispose des structures et du savoir-faire pour offrir des soins avancés en transplantation rénale.
La séquence d’interventions à Ouakam confirme que des équipes sénégalaises disposent aujourd’hui de compétences accrues en transplantation rénale et d’un encadrement institutionnel capable d’assurer des interventions de haute technicité. Comparée à une époque où les patients cherchaient souvent des soins à l’étranger, cette autonomie chirurgicale réduit les coûts et les ruptures de continuité des soins. À l’échelle régionale, la capacité de conduire plusieurs greffes successives rapproche le Sénégal des centres hospitaliers spécialisés en Afrique de l’Ouest, où la concentration des compétences et des équipements favorise des programmes de greffe durable.
Les étapes qui précèdent une greffe incluent l’évaluation du donneur vivant, la compatibilité tissulaire et la préparation immunosuppressive du receveur, autant de processus documentés par la pratique internationale de la transplantation. Les besoins en long terme impliquent des consultations néphrologiques régulières, des bilans biologiques et une pharmacovigilance pour les immunosuppresseurs. La réussite immédiate observée à Ouakam justifie le renforcement continu des ressources humaines spécialisées, de la formation continue et de l’accès aux examens biologiques, facteurs reconnus comme déterminants pour la pérennité des résultats cliniques.
Les trois greffes réalisées à Ouakam sur une période de trois jours constituent un témoignage factuel de l’évolution des capacités médicales sénégalaises en transplantation rénale. L’ensemble des éléments — compétence chirurgicale, organisation hospitalière, implication familiale et suivi post-opératoire — converge vers une confirmation que le pays possède les structures et le savoir-faire pour des soins avancés. Ces succès ouvrent des perspectives pour développer des programmes nationaux de greffe et pour améliorer l’accès à des traitements qui sauvent et transforment des vies.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Jasmine T.
Mis en ligne : 16/12/2026
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