ARTP : Guy Marius Sagna pointe du doigt la gestion de Dahirou Thiam - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Société | Par Eva | Publié le 19/01/2026 12:01:30

ARTP : Guy Marius Sagna pointe du doigt la gestion de Dahirou Thiam

Les opinions exprimées dans cet article sont celles d’un contributeur externe. NotreContinent.com est une plateforme qui encourage la libre expression, la diversité des opinions et les débats respectueux, conformément à notre charte éditoriale « Sur NotreContinent.com chacun est invité à publier ses idées »

La circulation d’interpellations parlementaires autour d’un montant de 2,7 milliards de francs CFA a mis en lumière des tensions à l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes. Le député Guy Marius Sagna cible la gouvernance du directeur général, Dahirou Thiam, en évoquant des pratiques administratives, financières et sociales qui suscitent interrogation et malaise au sein de l’institution.

Les questions écrites adressées au gouvernement ont réveillé un climat déjà sensible chez les agents de l’ARTP. Des sources internes décrivent une institution où la concentration des décisions au sommet et des pratiques de gestion peu documentées nourrissent l’inquiétude. Le mandat des délégués du personnel a expiré fin juin 2025, une élection avait été préparée puis reportée sans calendrier public, laissant l’agence sans représentants du personnel dûment mandatés.

L’absence de représentants crée une fragilité organisationnelle qui alimente les soupçons. Plusieurs agents estiment que la direction aurait redouté l’élection de candidats critiques vis-à-vis du directeur général, une allégation qui n’a pas été formellement démentie. La distribution de primes spéciales apparaît comme un autre foyer de tension : malgré l’absence de preuve directe d’un avantage personnel pour le directeur général, des témoignages internes indiquent que ces primes relèveraient largement d’une décision discrétionnaire, sans critères publics, et provoqueraient des écarts importants entre agents.

Le cadre réglementaire rappelé par des juristes en droit public, en particulier le décret n°2012-1314 du 31 octobre 2012, fixe des limites sur la rémunération et les avantages des dirigeants d’agences publiques. Selon des témoignages internes, certains agents proches de la direction auraient perçu des primes équivalant à 200 %, 250 % ou 300 % de leur salaire, alors que d’autres auraient reçu des montants beaucoup plus faibles, parfois inférieurs à 50 % de leur rémunération mensuelle. Cette disparité soulève des interrogations sur l’équité et sur le respect des règles en vigueur.

Une polémique autour d’un véhicule de type Toyota Land Cruiser V8 alimente encore les débats, sans confirmation officielle. Si une telle acquisition devait être avérée, elle irait à l’encontre des orientations gouvernementales qui ont remplacé les véhicules de fonction par une indemnité mensuelle plafonnée à 600 000 francs CFA. Sur le plan des ressources humaines, une dizaine de recrutements effectués depuis la prise de fonction du directeur général concernent des cadres, des agents de maîtrise et des profils réputés proches de la direction, dont le chauffeur et le garde du corps. Les procédures de recrutement et les critères de sélection ne sont pas clairement consignés selon plusieurs agents.

Le dossier le plus sensible porte sur l’affectation des 2,7 milliards issus d’une licence accordée à la Société nationale d’électricité. Un différend oppose la Direction générale au Collège de l’ARTP, les sept membres du Conseil de régulation ayant demandé l’accord préalable du ministère des Finances pour l’utilisation des fonds, conformément aux principes de rationalisation budgétaire de la doctrine gouvernementale « Jub-Jubal-Jubanti ». En l’absence de cet aval, le budget réaménagé aurait été rejeté, et la controverse a dégénéré en attaques ciblées contre le président du Collège, accusé de bloquer l’institution. Plusieurs sources proches du dossier estiment que ces accusations ne reposent pas sur des éléments établis, et l’affectation finale des fonds reste inconnue.

Face à ces interrogations, les agents de l’ARTP et l’opinion publique attendent des clarifications de la direction et des autorités de tutelle. Le député Guy Marius Sagna a annoncé la poursuite de ses démarches parlementaires afin d’obtenir des réponses précises. La situation appelle une transparence renforcée, une mise à plat des procédures de gestion et une restitution claire des décisions budgétaires pour restaurer la confiance interne et publique dans une institution chargée d’un service essentiel.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 19/01/202
6

La plateforme NOTRECONTINENT.COM permet à tous de diffuser gratuitement et librement les informations et opinions provenant des citoyens. Les particuliers, associations, ONG ou professionnels peuvent créer un compte et publier leurs articles Cliquez-ici.


Réagir à cet article

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0 commentaires

Réagir à cet article

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0 commentaires

Copyright © 2023 www.notrecontinent.com

To Top