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La finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc restera gravée dans les mémoires comme l’un des matchs les plus dramatiques et inspirants de l’histoire du football africain. Au-delà du score (1-0) et de la deuxième étoile décrochée par les Lions de la Téranga, c’est la manière dont cette équipe a su surmonter l’adversité qui force l’admiration. Face à une décision arbitrale controversée, une pression humaine et sportive écrasante, et l’absence de joueurs clés, le Sénégal a écrit une page de légende. Cet article se propose d’analyser comment, dans l’épreuve, les Lions ont révélé leur grandeur.
La scène était plantée : 65 000 supporters marocains, une équipe locale en feu, et un arbitre dont le sifflet allait devenir l’un des acteurs principaux. À quelques secondes de la fin du temps réglementaire, le penalty accordé au Maroc a plongé le Sénégal dans un abîme de colère et d’incompréhension. Les images des joueurs quittant le terrain, suivis par leur capitaine Pape Thiaw, ont fait le tour du monde. Pourtant, ce qui aurait pu être un scandale ou une défaite amère s’est transformé en triomphe. Pourquoi ? Parce que les Lions ont choisi de revenir. Parce qu’ils ont cru, jusqu’au bout, que le destin pouvait encore leur sourire.
La décision de l’arbitre Jean-Jacques Ngambo Ndala a été le tournant de cette finale. Mais c’est la réaction des Sénégalais qui en a fait un moment historique. Leur protestation, bien que forte, est restée mesurée : pas de violence, pas de refus définitif de jouer, mais une expression claire de leur frustration. Leur retour sur le terrain, malgré l’injustice perçue, témoigne d’une maturité rare. Et quand Brahim Diaz a raté sa panenka, offrant une seconde chance aux Lions, ceux-ci n’ont pas tremblé. Ils ont saisi cette opportunité avec une détermination qui a scellé leur victoire.
Ce match a aussi révélé l’absence de deux piliers : Kalidou Koulibaly, suspendu, et Krepin Diatta, forfait de dernière minute. Pourtant, loin de s’effondrer, l’équipe a su puiser dans ses ressources collectives. Édouard Mendy, Sadio Mané et Idrissa Gana Gueye ont incarné cette résilience, guidant leurs coéquipiers vers la lumière.
Jouer face à 65 000 supporters hostiles et un public marocain en prière demande une force mentale exceptionnelle. Les Lions l’ont démontré. La décision de quitter le terrain aurait pu diviser l’équipe. Au contraire, elle a soudé le groupe, qui est revenu plus déterminé que jamais. Les joueurs clés (Mendy, Mané, Gana Gueye) ont su canaliser leur colère et leur énergie pour mener leur équipe vers la victoire. En ne baissant jamais les bras, les Lions ont offert une leçon de persévérance à toute une génération.
Comme l’a si bien dit un observateur : « Les grands champions ne naissent pas dans le confort, mais dans l’épreuve. Le Sénégal l’a prouvé. »
L’histoire du sport regorge d’exemples où des équipes ont transformé des moments d’injustice en triomphe. En 2019, Liverpool a remporté la Ligue des Champions après avoir renversé un déficit de 3-0 contre le FC Barcelone en demi-finale, malgré une défaite controversée au match aller. Plus près de nous, l’équipe du Cameroun en 2000 avait su surmonter des décisions arbitrales défavorables pour s’imposer en finale. Ces récits rappellent que la grandeur se mesure souvent à l’aune de la capacité à se relever.
Le Sénégal n’a pas seulement gagné une Coupe d’Afrique des Nations. Il a montré au monde entier que la force mentale, la cohésion et la croyance en ses propres valeurs peuvent renverser les montagnes. Cette finale restera comme un symbole : celui d’une équipe qui, face à l’injustice, a choisi de se battre plutôt que de se résigner.
En célébrant cette victoire, célébrons aussi l’exemple qu’elle offre. Aux jeunes joueurs, aux supporters, et à tous ceux qui croient que les épreuves ne sont pas des fins, mais des tremplins. Le Sénégal a écrit une légende. À nous d’en tirer inspiration.
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Eve Sagna.
Mis en ligne : 19/01/2026
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