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Mia Guissé rompt le silence après la controverse suscitée par sa prestation à Mboro, sans se dérober au débat public. La séquence où elle invite un jeune homme sur scène, avec des gestes rapprochés et une chorégraphie jugée suggestive, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux et relancé les polémiques autour de son style. Elle assume sa part de responsabilité tout en expliquant son intention artistique.
Le concert à Mboro a créé une réaction vive chez une partie du public et sur les plateformes numériques, où les images ont été largement partagées. Les critiques, rappelées par la presse, s’inscrivent dans un passé déjà marqué par des controverses précédentes autour de l’artiste, y compris une plainte instruite par une organisation pour atteinte aux bonnes mœurs. Ce contexte expose Mia à un regard attentif et parfois sévère, parce que sa notoriété amplifie chaque geste posé sur scène.
Mia affirme que la scène est pour elle un espace d’expression totale, un moment de don et de partage où la musique se vit avec le corps et le cœur. Elle précise que son but n’a jamais été de blesser ou de provoquer gratuitement, et qu’elle entend les réactions qui ont pu choquer certains spectateurs. Cette posture révèle une double contrainte : la nécessité de rester fidèle à une pratique artistique énergique et la responsabilité de mesurer l’impact de cette pratique sur un public aux sensibilités variées.
L’artiste rappelle aussi que l’image scénique ne doit pas être confondue avec la personne dans sa vie privative. Elle insiste sur son rôle de femme, de mère et de membre d’une famille, et sur l’importance de la cohérence entre ses valeurs personnelles et son travail artistique. Face aux critiques, elle accueille les retours en distinguant entre les attaques intéressées et les remarques constructives qui lui permettent de se recentrer. Cette écoute volontaire montre une volonté d’équilibre entre authenticité artistique et respect des perceptions.
La polémique invite à réfléchir au statut de l’artiste dans l’espace public et à la façon dont les codes de la scène sont perçus par différentes générations et milieux. Mia subit une scrutiny accrue en raison de son parcours : chaque performance est observée à la loupe, chaque geste peut être interprété et amplifié. L’artiste en tire une leçon de vigilance sans renoncer pour autant à l’intensité de ses prestations. Elle comprend qu’il lui revient de penser l’image qu’elle renvoie, tout en préservant la sincérité de son expression.
Les propos réaffirmés par Mia traduisent une stratégie de communication qui mise sur la transparence et la responsabilité personnelle. Plutôt que de nier les faits, elle reconnaît l’effet des images et s’engage à tenir compte des réactions de son public. Cette méthode explique pourquoi elle valorise l’écoute active : elle filtre les critiques, retient ce qui l’aide à évoluer et rejette ce qui relève d’un procès d’intention. Le mouvement est à la fois humble et stratège, propre à une artiste qui veut durer sans trahir son propos.
La prise de parole de Mia Guissé dessine la silhouette d’une artiste consciente des enjeux qui accompagnent la visibilité. Elle assume la charge émotionnelle de la scène, accepte la critique et rappelle son ancrage familial et personnel. Plutôt que de se retrancher derrière une défense catégorique, elle invite à distinguer la scène de la vie privée et à considérer les réactions comme des repères pour ajuster son image. La controverse à Mboro reste un épisode formateur, qui pousse à la réflexion autant qu’à l’écoute, sans renier l’intensité qui fait la marque de son art.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Demba.
Mis en ligne : 22/01/2026
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