Erreur de transfusion à l’Hôpital Idrissa Pouye : Un patient frôle la mort - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Santé | Par Eva | Publié le 24/01/2026 11:01:00

Erreur de transfusion à l’Hôpital Idrissa Pouye : Un patient frôle la mort

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La famille d’un patient hospitalisé au service de cardiologie de l’Hôpital Idrissa Pouye signale une erreur de transfusion qui expose un malade à un risque vital. Après une première poche de sang O+ correctement administrée, la même personne aurait reçu une seconde poche de groupe A+. Un proche affirme : « C’est moi qui ai fait la remarque. » L’incident soulève des questions sur le respect des protocoles de sécurité transfusionnelle et sur la surveillance des gardes de nuit.

Le patient était traité pour une anémie sévère et nécessitait une transfusion sanguine. Les règles de base en transfusion imposent l’identification du receveur, la vérification du groupe sanguin et la compatibilité de chaque poche avant administration. Une incompatibilité ABO peut provoquer une réaction hémolytique aiguë, accompagnée d’hyperthermie, d’hémoglobinurie et d’insuffisance rénale, conséquences documentées dans la littérature médicale. Selon le témoignage familial, le dossier du malade était disponible au moment de la deuxième transfusion et le médecin a présenté des excuses après la remarque du proche.

L’ensemble des éléments rapportés décrit des défaillances à plusieurs niveaux de la chaîne transfusionnelle : contrôle des identités, lecture des étiquettes, et surveillance pendant et après la transfusion. Lorsque le personnel soignant ne détecte pas une erreur de groupe, cela indique soit un défaut de formation, soit un non-respect des procédures écrites, soit des conditions de travail qui nuisent à la vigilance. Les heures de garde sont des périodes à risque augmentées si le nombre d’infirmiers diminue ou si la charge de travail s’accroît, situation comparée à celle observée dans d’autres services hospitaliers où les incidents surviennent majoritairement la nuit. Une comparaison avec les pratiques de centres hospitaliers ayant mis en place des doubles vérifications systématiques montre une réduction mesurable des erreurs liées aux transfusions.

Les faits rapportés par la famille fournissent des éléments concrets justifiant une réaction institutionnelle. D’abord, l’administration d’un sang A+ à un receveur O+ constitue une incompatibilité documentée et évitable. Ensuite, l’alerte venue d’un proche plutôt que du personnel suggère une rupture dans la surveillance clinique et dans le contrôle qualité. Enfin, la plainte familiale sur la baisse de la qualité des soins pendant les week-ends et les nuits trouve un écho dans plusieurs études qui associent la fatigue et la sous-effectif à l’augmentation des incidents médicaux. Ces faits font peser un risque réel sur la sécurité des patients et appellent à des réponses mesurables.

Mettre en lumière la négligence apparente revient à rassembler les preuves descriptives et à identifier les mesures correctives requises. Les documents à obtenir incluent le registre des transfusions, les fiches d’identité du patient, les protocoles internes et les rapports de garde. La famille réclame des sanctions et des actions qui visent la prévention : audit des pratiques, formation obligatoire sur la sécurité transfusionnelle, et mise en place de contrôles à double opérateur au lit du patient. Une comparaison avec des hôpitaux ayant instauré des sanctions disciplinaires proportionnées montre que la mise en application de règles renforce l’adhésion au protocole.

Les autorités sanitaires recommandent la traçabilité de chaque poche de sang et la notification immédiate de tout incident transfusionnel. Des études internationales indiquent que la majorité des erreurs de transfusion sont liées à des fautes d’identification plutôt qu’à des erreurs de laboratoire. Dans plusieurs pays, la combinaison d’une formation continue, d’un contrôle par deux agents et d’une revue systématique des incidents a permis de diminuer les risques. Ces éléments factuels constituent des référents utiles pour évaluer les manquements constatés à l’Hôpital Idrissa Pouye.

Les faits rapportés décrivent une erreur grave et évitable qui révèle des lacunes dans la mise en œuvre des règles de transfusion et dans la surveillance des gardes. La présence d’un proche ayant dû signaler l’incompatibilité met en lumière une défaillance des dispositifs de sécurité. Les documents administratifs et cliniques doivent être examinés, les pratiques auditées, et les mesures correctives explicitement définies afin de réduire le risque d’événements comparables et de protéger les patients.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Mbaye Diop.
Mis en ligne : 24/01/2026

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