Football et sorcellerie : Le drame qui interroge le Burundi - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Sport | Par Eva | Publié le 24/01/2026 08:01:45

Football et sorcellerie : Le drame qui interroge le Burundi

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Le football burundais traverse une période de profonde tristesse suite au décès tragique d’Igiraneza Aimé Guéric, milieu de terrain du club de 2e division Les Guêpiers du Lac. Ce jeune joueur s’est effondré sur le terrain lors d’un match contre LLB Amasipiri Never Give Up. Malgré les efforts des équipes médicales et son transfert rapide à l’hôpital, il n’a pas pu être sauvé. Cet événement soulève des interrogations, notamment en lien avec des pratiques de sorcellerie qui continuent d’entourer le monde du football dans le pays.

Igiraneza Aimé Guéric, dont la carrière était prometteuse, a perdu la vie dans des circonstances qui semblent tragiquement liées à une pratique controversée. D’après des témoignages recueillis sur place, la cause de son décès serait liée à l’ingestion accidentelle d’une pièce de monnaie, que le joueur aurait gardée en bouche pendant le match. Cette pièce aurait été utilisée comme un gris-gris, un objet mystique souvent associé à des rites de sorcellerie dans le milieu sportif burundais. Bien que le joueur ait précédemment nié avoir recours à de telles pratiques, la persistance de ces croyances dans certains clubs de football demeure préoccupante.

La Fédération burundaise de football a réagi en adressant ses condoléances à la famille d’Igiraneza et à son club, mais sans fournir d’éclaircissements sur les circonstances exactes de ce drame. Ce silence est d’autant plus troublant que l’opinion publique, ainsi que les acteurs du football, réclament des réponses. Les pratiques de sorcellerie, bien que souvent considérées comme des superstitions, sont ancrées dans la culture de certains clubs, alimentant ainsi des croyances qui peuvent avoir des conséquences tragiques. La mort d’Igiraneza pose des questions sur la sécurité des joueurs et sur la nécessité d’une prise de conscience collective concernant ces pratiques.

Les témoignages évoquent des rituels qui, bien qu’ils puissent sembler étranges pour certains, sont une réalité pour d’autres. La pièce de monnaie, utilisée comme gris-gris, rappelle les croyances qui persistent dans le sport, où certains joueurs pensent que ces objets peuvent leur apporter force et protection. Cependant, ces croyances peuvent également mener à des situations dangereuses, comme l’a tragiquement illustré le sort d’Igiraneza. La nécessité d’une réflexion sur la place de la superstition dans le sport est donc plus que jamais d’actualité. En effet, le football, tout en étant un jeu de compétition, doit également être un espace de sécurité et de respect pour tous les acteurs impliqués.

Les clubs de football au Burundi, comme ailleurs, sont souvent le reflet des croyances et des pratiques culturelles de leur communauté. Cependant, lorsque ces croyances mettent en danger la vie des joueurs, il devient urgent de remettre en question ces traditions. Les dirigeants des clubs et la fédération doivent prendre des mesures pour éduquer les joueurs et les encadrants sur les dangers potentiels de telles pratiques. Il est crucial que le football burundais évolue vers une culture où la performance sportive est valorisée sans recourir à des superstitions qui peuvent avoir des conséquences fatales.

Les événements tragiques comme celui-ci soulignent l’importance d’une prise de conscience collective et d’un dialogue ouvert sur ces pratiques. La mort d’Igiraneza ne doit pas être un incident isolé, mais plutôt un appel à l’action pour changer les mentalités. Les autorités doivent s’engager à sensibiliser les joueurs et les clubs sur les dangers liés à la sorcellerie et à promouvoir un environnement de jeu sain. Cela pourrait passer par des campagnes de sensibilisation et des formations sur la sécurité des joueurs.

La disparition d’Igiraneza Aimé Guéric est une perte immense pour le football burundais et pour sa famille. Elle soulève des questions fondamentales sur la sécurité et les croyances qui entourent le sport. Il est impératif que tous les acteurs du football se mobilisent pour mettre fin à ces pratiques dangereuses et garantir un environnement de jeu sain et respectueux pour les générations futures.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Papis Diagne.
Mis en ligne : 24/01/202
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