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À partir de 2028, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) se déroulera tous les quatre ans, une décision qui a suscité des réactions contrastées dans le monde du football africain. D’un côté, des joueurs comme Achraf Hakimi, capitaine du Maroc, et Aïssa Mandi, défenseur algérien, ont exprimé leur soutien à cette réforme. De l’autre, Claude Le Roy, figure emblématique du football africain, critique cette évolution en la considérant comme un frein au développement du football sur le continent.
La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé ce changement de périodicité le 20 décembre, à la veille du coup d’envoi de la CAN 2025. Ce nouveau format vise à alléger le calendrier des joueurs africains évoluant en Europe, souvent soumis à des pressions de leurs clubs pour retarder leur participation à la CAN. Toutefois, cette décision n’est pas sans controverse, notamment en raison des implications qu’elle pourrait avoir sur l’infrastructure et le développement du football en Afrique.
Les réactions des joueurs à cette réforme sont globalement positives. Achraf Hakimi a affirmé que ce changement pourrait permettre une meilleure préparation et une plus grande visibilité pour les joueurs africains sur la scène internationale. Aïssa Mandi a également souligné que la nouvelle périodicité pourrait renforcer la compétitivité du tournoi, en permettant aux équipes de mieux se préparer entre chaque édition. Ces points de vue contrastent fortement avec ceux de Claude Le Roy, qui dénonce une décision qu’il juge défavorable au football africain. Selon lui, une CAN tous les deux ans aurait permis de stimuler le développement des infrastructures sportives, essentielles pour le progrès du football sur le continent.
Le soutien des joueurs à la réforme peut être interprété comme un signe d’espoir pour l’avenir du football africain. En effet, des compétitions régulières permettent aux pays de se préparer de manière plus efficace et d’attirer des investissements dans des infrastructures sportives. En revanche, l’argument de Claude Le Roy souligne un risque de stagnation, où l’absence d’une compétition biennale pourrait limiter les opportunités de développement pour de nombreux pays. Par ailleurs, la critique de Le Roy sur la multiplication des compétitions, comme la Coupe arabe de la FIFA, soulève des questions sur la gestion des ressources et la santé des joueurs.
Les réactions favorables des joueurs mettent en lumière un optimisme partagé quant à l’avenir de la CAN sous ce nouveau format. Ils voient dans cette réforme une chance d’améliorer la visibilité du football africain et d’optimiser les performances des équipes nationales. En revanche, l’image pessimiste peinte par Claude Le Roy, qui évoque des conséquences négatives sur le développement des infrastructures, souligne un débat plus large sur les priorités du football africain. La tension entre le besoin de compétitions fréquentes et l’investissement dans des infrastructures durables est au cœur de cette discussion.
Des études montrent que les investissements dans les infrastructures sportives peuvent avoir un impact significatif sur le développement économique et social. Des exemples comme le développement des stades au Gabon et en Côte d’Ivoire lors des précédentes CAN illustrent comment ces événements peuvent catalyser des améliorations à long terme. En revanche, la CAF devra veiller à ce que la nouvelle périodicité ne nuise pas à ces progrès.
La décision de la CAF de tenir la CAN tous les quatre ans a suscité des réactions variées, allant de l’enthousiasme des joueurs à la critique de Claude Le Roy. Tandis que certains voient cette réforme comme une opportunité d’améliorer le football africain, d’autres s’inquiètent des conséquences à long terme sur le développement des infrastructures. Ce débat souligne l’importance de trouver un équilibre entre la fréquence des compétitions et le soutien au développement durable du football en Afrique.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Makhtar F.
Mis en ligne : 25/01/2026
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