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Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a participé pleinement au 39e Sommet de l’Union africaine, tenu les 14 et 15 février 2026 au Centre de conférences d’Addis-Abeba, en Éthiopie. Sa délégation a engagé des rencontres bilatérales et multilatérales dans un contexte marqué par les rumeurs autour de la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies et par le thème du sommet sur l’eau et l’assainissement. Ces faits posent le cadre des démarches diplomatiques menées par Sonko pendant la session.
L’homme politique a ainsi transformé sa présence en une série d’initiatives concrètes visant à renforcer la coopération régionale, à stimuler le commerce et à coordonner des réponses aux enjeux climatiques et sanitaires liés à l’eau. Sa stratégie a combiné posture souverainiste et pragmatisme, avec une attention particulière portée aux partenariats institutionnels et financiers.
Le sommet portait le thème « Assurer la disponibilité de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », mettant en évidence la nécessité d’alliances transnationales pour financer des infrastructures et partager des solutions techniques.
Les rencontres bilatérales tenues par Ousmane Sonko offrent un maillage Diplomatique aux effets mesurables sur la coopération régionale. Son entretien avec Abiy Ahmed, Premier ministre éthiopien, a visé la construction de partenariats autour de projets d’infrastructures hydriques et d’assainissement susceptibles de desserrer les goulots d’étranglement logistiques entre le Sénégal et la Corne de l’Afrique. Le dialogue avec Sidi Ould Tah, président de la Banque africaine de, a permis d’aborder des mécanismes de financement pour des projets nationaux et régionaux, offrant des pistes concrètes pour traduire les engagements du sommet en investissements. La présence de Mohamed Yakub Janabi, directeur Afrique de l’OMS, a ajouté la dimension sanitaire aux discussions sur l’eau, insistant sur la prévention des maladies liées à l’eau au moyen d’investissements ciblés.
Sur le plan commercial, les entretiens avec des chefs d’État et de gouvernement comme Brice Clotaire Oligui Nguema et des responsables de Gambie, d’Angola et de Mauritanie ont porté sur la facilitation des corridors commerciaux, la suppression des barrières non tarifaires et la coopération portuaire, éléments essentiels pour accélérer les échanges intra-africains. Ces initiatives s’inscrivent dans l’agenda du continent pour renforcer la Zone de libre-échange continentale africaine et favoriser des chaînes de valeur régionales.
La coordination autour des enjeux climatiques a été renforcée par des échanges avec des acteurs multilatéraux: Antonio Guterres et Amina J. Mohammed ont été consultés sur la nécessité d’articuler les objectifs de l’Agenda 2063 avec les engagements climatiques internationaux, tandis que Jeffrey Sachs a apporté des orientations sur les solutions durables et axées sur la résilience. En combinant ces voix, Sonko a cherché à inscrire le Sénégal dans des dispositifs de coopération technique et financière pour l’adaptation au changement climatique, en particulier pour la gestion de l’eau, la protection des bassins fluviaux et la résilience urbaine.
Les faits montrent que la multiplication des rencontres a produit trois effets concrets: un renforcement des canaux de financement pour des projets d’assainissement ; une intensification des accords visant à fluidifier le commerce régional ; et une meilleure coordination des politiques climatiques et sanitaires liées à l’eau. La nature des interlocuteurs, qui inclut des chefs d’État, des responsables de banques multilatérales et des experts de l’ONU, confère un niveau d’opérationnalité aux engagements pris à Addis-Abeba. Une comparaison avec des participations ministérielles classiques révèle que la présence d’un chef de gouvernement favorise un accès direct aux décideurs financiers et politiques, accélérant ainsi la transformation des discussions en programmes.
Des précédents montrent que l’association entre financements de la BAD et expertise de l’OMS peut réduire de façon mesurable la prévalence des maladies d’origine hydrique lorsque des projets d’assainissement sont mis en œuvre sur cinq ans. Une autre comparaison, entre accords signés lors de précédents sommets et réalisations sur le terrain, confirme que la combinaison diplomatie bilatérale plus appui multilatéral augmente les probabilités de décaissement et d’exécution des projets.
Les faits rassemblés à Addis-Abeba montrent qu’Ousmane Sonko a converti sa participation en un dispositif diplomatique opérationnel, centré sur l’eau, le commerce et la résilience climatique. Par des rencontres ciblées avec des financiers, des responsables onusiens et des chefs d’État, il a posé des jalons pour des projets concrets et pour une meilleure coordination régionale. L’enjeu reste la traduction de ces engagements en programmes financés et suivis sur le terrain, mais la capitalisation des contacts noués au sommet offre déjà des leviers tangibles pour accélérer la coopération et soutenir le développement durable en Afrique.
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Khadidiatou Faye.
Mis en ligne :16/02/2026
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