Ndèye Khady Ndiaye : Victime collatérale d’une affaire qui a déchiré le Sénégal - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Société | Par Eva | Publié le 20/02/2026 12:02:00

Ndèye Khady Ndiaye : Victime collatérale d’une affaire qui a déchiré le Sénégal

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L’hospitalisation en urgence de Ndèye Khady Ndiaye, propriétaire du salon Sweet Beauté, dans un état « entre la vie et la mort », est un drame qui interroge. Selon son mari, les séquelles psychologiques et physiques accumulées depuis l’affaire Adji Sarr-Ousmane Sonko en 2021, couplées à une grossesse difficile en pleine tourmente judiciaire, ont conduit à son effondrement.

Saignements du nez et des yeux, tension oculaire extrême, altération physique profonde : ces symptômes ne sont pas seulement alarmants, ils sont le reflet tangible d’un système qui, par son harcèlement médiatique et judiciaire, détruit des vies. Je ne peux que dénoncer l’irresponsabilité collective qui a permis qu’une telle situation survienne.

Depuis 2021, l’affaire Adji Sarr-Ousmane Sonko a plongé le Sénégal dans une crise politico-judiciaire sans précédent. Ndèye Khady Ndiaye, alors simple gérante d’un salon de massage, s’est retrouvée au cœur d’un tourbillon médiatique et judiciaire d’une violence inouïe. Les vidéos récentes la montrent méconnaissable, physiquement brisée, victime d’un stress prolongé et d’une pression médiatique incessante. Son cas n’est pas isolé : les études scientifiques montrent que le harcèlement psychologique et le stress chronique peuvent entraîner des troubles physiques graves, allant des saignements spontanés à des défaillances organiques, en passant par une détresse psychologique profonde. Pourtant, malgré ces preuves, la société semble minimiser l’impact réel de ces traumatismes sur les individus.

L’affaire Sweet Beauté a été instrumentalisée, transformant une affaire privée en phénomène médiatique et politique. Ndèye Khady Ndiaye a été exposée à une violence psychologique constante, amplifiée par les réseaux sociaux et les débats publics. Les conséquences ? Un corps qui lâche, une santé mentale en lambeaux. Les spécialistes s’accordent à dire que le harcèlement prolongé, qu’il soit professionnel, médiatique ou judiciaire, peut provoquer des lésions psychiques et physiques irréversibles. Dans son cas, l’absence de soutien psychologique adapté et la persistance des pressions ont agi comme un poison lent.

Premièrement, le harcèlement médiatique et judiciaire n’est pas une fatalité. Des garde-fous existent, mais ils sont rarement appliqués. Deuxièmement, la responsabilité collective est engagée : médias, justice, opinion publique ont tous participé, directement ou indirectement, à la dégradation de sa santé. Enfin, ce cas rappelle ceux d’autres personnalités publiques, comme Adji Sarr elle-même, dont la vie a été bouleversée par cette affaire. Les comparaisons avec des situations similaires, comme l’affaire Dreyfus en France, montrent que l’histoire se répète quand la justice est perçue comme un outil politique.

L’état critique de Ndèye Khady Ndiaye doit servir d’électrochoc. Il est urgent de repenser notre rapport à la justice, aux médias et à la santé mentale. Je réitère mon parti pris : le harcèlement médiatique et judiciaire tue, parfois lentement, parfois brutalement. Il est temps d’agir pour que plus jamais une vie ne soit brisée de la sorte.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 20/02/202
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