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L’affaire Pape Cheikh Diallo et Cie continue de secouer l’opinion publique sénégalaise. Parmi les derniers rebondissements, l’arrestation de Cheikh Ahmadou Guèye, interpellé à Thiès après avoir tenté une manœuvre pour le moins désespérée : un mariage précipité, espérant ainsi détourner les soupçons des enquêteurs de la Brigade de recherches. Selon le quotidien Libération, ce stratagème n’a pas seulement échoué, mais il a aussi révélé l’ampleur de la détermination de certains suspects à échapper à la justice, quitte à s’enfoncer davantage dans l’illégalité et l’irresponsabilité.
Je ne peux m’empêcher de voir dans cette tentative une illustration navrante de la panique et de l’absence de repentir, caractéristiques d’une certaine frange de la société prête à tout pour éviter d’assumer ses actes.
L’affaire Pape Cheikh Diallo, qui implique désormais une vingtaine de personnes, est marquée par des accusations graves : association de malfaiteurs, transmission volontaire du VIH, mise en danger d’autrui, et bien d’autres chefs d’inculpation. Les enquêteurs ont mis au jour un réseau structuré, où des figures publiques et des anonymes se mêlent dans des pratiques illégales et moralement condamnables. Cheikh Ahmadou Guèye, dont les tests médicaux se sont révélés positifs, incarne à lui seul la gravité de la situation. Son mariage express, loin de lui offrir une échappatoire, n’a fait que souligner la futilité de ses efforts face à la rigueur des investigations en cours. Cette affaire rappelle, si besoin était, que la justice, quand elle est déterminée, finit toujours par rattraper ceux qui croient pouvoir la tromper.
Le choix de se marier en urgence pour créer un alibi ou détourner l’attention est un aveu de faiblesse et de culpabilité. Il révèle une logique de survie individuelle, au mépris des conséquences pour autrui – y compris pour la nouvelle épouse, dont la santé est désormais en jeu. Ce comportement égoïste et irresponsable n’est pas isolé : l’histoire judiciaire regorge d’exemples de suspects recourant à des stratagèmes aussi pathétiques qu’inefficaces pour échapper à la loi. Aux États-Unis, en Europe, ou ailleurs en Afrique, des criminels ont tenté de simuler leur mort, de corrompre des témoins, ou de manipuler des preuves. Pourtant, comme le montre l’exemple de Gary Wayne Howard, qui avait simulé son suicide pour échapper à la justice, ces manœuvres finissent invariablement par se retourner contre leurs auteurs.
Premièrement, un mariage ne peut effacer des actes criminels, encore moins des preuves médicales accablantes. Deuxièmement, une telle démarche ne fait qu’aggraver la défiance du public envers les institutions et les individus impliqués. Enfin, elle montre un mépris total pour les victimes et pour la société, déjà ébranlée par les révélations de cette affaire. Au Sénégal, où l’homosexualité est criminalisée et où la transmission du VIH est un enjeu de santé publique majeur, de telles tentatives de dissimulation sont d’autant plus condamnables qu’elles mettent en danger des vies innocentes.
À l’international, les tentatives de contourner la justice sont légion, mais rarement couronnées de succès. Donald Trump, par exemple, a longtemps joué la montre pour retarder ses procès, mais la persévérance des institutions judiciaires a fini par avoir raison de ses manœuvres dilatoires. En France, des affaires récentes ont montré que les stratagèmes, qu’ils soient financiers, juridiques ou personnels, ne résistent pas à l’examen minutieux des enquêteurs. La justice, quand elle est indépendante et déterminée, finit toujours par triompher.
Le cas de Cheikh Ahmadou Guèye est un rappel cuisant : aucun stratagème, aussi désespéré soit-il, ne peut protéger indéfiniment ceux qui ont enfreint la loi. Son mariage précipité, loin de le sauver, ne fait que souligner son désespoir et sa culpabilité. Je ne peux que saluer le travail des forces de l’ordre, qui, malgré les obstacles, continuent de faire la lumière sur cette affaire. Puisse cet épisode servir d’avertissement à tous ceux qui croiraient pouvoir échapper à leurs responsabilités par des ruses aussi vaines qu’irresponsables.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 22/02/2026
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