Ramadan : Une opportunité unique pour dire adieu au tabac - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Santé | Par Eva | Publié le 22/02/2026 08:02:00

Ramadan : Une opportunité unique pour dire adieu au tabac

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Le mois de Ramadan est bien plus qu’une période de jeûne et de recueillement spirituel. Pour des millions de fumeurs à travers le monde, et particulièrement au Sénégal, il représente une chance inégalée de rompre avec la dépendance au tabac. Un récent article factuel soulignait à juste titre que cette période, en imposant une abstinence prolongée, peut amorcer un processus de désintoxication et renforcer la motivation à arrêter définitivement de fumer.

Je partage pleinement cette vision et souhaite ici expliquer pourquoi le Ramadan est, à mon sens, le moment idéal pour entamer un sevrage tabagique réussi.

Le Ramadan impose une discipline quotidienne : pas de nourriture, pas de boisson, et pas de tabac, de l’aube au coucher du soleil. Cette privation forcée, bien que difficile, permet au corps de s’habituer progressivement à l’absence de nicotine. Selon le Dr Oumar Ba, pneumologue et coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabac au Sénégal, réussir à tenir toute une journée sans fumer prouve que l’abstinence est possible. « Si l’on peut s’en passer pendant des heures, pourquoi ne pas prolonger cet effort après la rupture du jeûne ? » souligne-t-il. Cette question résonne avec force : le Ramadan offre un cadre strict qui favorise la maîtrise de soi, élément clé du sevrage. L’engagement spirituel et la recherche d’un mieux-être constituent des moteurs puissants pour rompre avec la dépendance, tant physique que psychologique.

Sur le plan physiologique, l’absence de nicotine pendant la journée amorce déjà un processus de désintoxication. En quelques jours, le corps commence à s’adapter à cette baisse d’apport, réduisant progressivement l’intensité du manque. Des études et témoignages récents confirment que le sevrage tabagique est « beaucoup plus facile comparativement aux autres mois de l’année », car le jeûne réunit les conditions propices à l’abandon du tabac. Après seulement 20 minutes sans cigarette, la fréquence cardiaque et la pression sanguine retombent ; après 12 heures, le taux de monoxyde de carbone dans le sang redevient normal. Ces premiers effets positifs, souvent méconnus, devraient encourager chaque fumeur à persévérer.

Cependant, la volonté seule ne suffit pas toujours. Le succès du sevrage repose aussi sur un accompagnement médical et psychologique. Heureusement, des structures d’accompagnement existent au Sénégal, notamment à l’hôpital général de Grand-Yoff et à l’hôpital Fann, ainsi qu’à travers les services du ministère de la Santé. L’entourage joue également un rôle déterminant : informer ses proches, éviter les situations déclenchantes et adopter de nouvelles habitudes (activité physique, exercices de respiration, hydratation) peuvent faire la différence. Il est crucial d’éviter la surconsommation de cigarettes dès la rupture du jeûne, car une absorption brutale de nicotine peut provoquer des palpitations, une hausse de la tension artérielle, voire accroître le risque d’accidents cardiovasculaires chez les personnes fragiles.

Le Ramadan n’est pas le seul moment où des initiatives de sevrage tabagique sont encouragées. En France, par exemple, le « Moi(s) sans tabac » rencontre un succès croissant, avec une baisse continue du tabagisme en 2024. En Afrique, l’OMS souligne que le mois saint offre « l’opportunité idoine pour franchir le pas vers le sevrage tabagique » et nettoyer le corps des produits toxiques du tabac. Cette période de jeûne et de réflexion est donc comparable à d’autres campagnes de santé publique, mais avec un atout supplémentaire : la dimension spirituelle et communautaire, qui renforce la motivation et le sentiment de solidarité.

Les dangers du tabac sont bien connus : maladies cardiovasculaires, respiratoires, cancers, et bien d’autres. Au Sénégal, les lois antitabac et les mesures de lutte contre le tabagisme ont déjà contribué à une baisse significative de la consommation chez les adultes, mais des efforts restent nécessaires. Le Ramadan peut devenir un levier supplémentaire pour amplifier cette tendance, en transformant une abstinence temporaire en un arrêt définitif.

En définitive, le Ramadan est bien plus qu’un temps de privation : il peut être le point de départ d’une libération durable du tabac. Pour ceux qui hésitent encore, le message est clair : cette période offre toutes les conditions pour transformer une abstinence temporaire en un arrêt définitif. Avec un accompagnement adapté et le soutien de l’entourage, chaque fumeur peut faire de ce mois sacré le début d’une vie sans tabac, protégeant ainsi sa santé et son bien-être.

Je suis convaincu que, collectivement, nous pouvons faire du Ramadan un tremplin vers une société moins dépendante du tabac. Et vous, prêt à relever le défi ?

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 22/02/202
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