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Je m’appelle Aissatou, j’ai 33 ans et je suis mère célibataire de quatre enfants, chacun d’un père différent. Ma vie amoureuse n’a jamais été facile. Je vis encore avec ma famille, ce qui n’est pas toujours simple, mais c’est ainsi que nous nous soutenons.
Il y a quelques mois, un homme de 49 ans est entré dans ma vie. Célibataire, père de deux enfants, il est agriculteur et prospère. Il possède sa maison en ville, quelques maisons en location et de nombreux champs en campagne. Mes parents l’ont rencontré et l’apprécient énormément. Pour eux, il représente une stabilité que mes enfants méritent. Devant ma famille, j’ai donc accepté de me mettre en couple avec lui. Nous ne vivons pas encore ensemble, mais je passe souvent les week-ends chez lui.
À première vue, tout semble idéal. Il est généreux, prend soin de moi et de mes enfants, et mes parents sont rassurés. Pourtant, au fond de moi, ce n’est pas l’homme de ma vie. Depuis sept mois, je fais semblant, jour après jour, pour leur plaire. C’est un véritable calvaire. Il est gentil, certes, mais il n’a pas le charme, la jeunesse ni l’élégance que mon cœur recherche. Je ne ressens pas l’amour que je devrais éprouver, et chaque week-end passé à ses côtés me rappelle ce vide que je ressens.
Et puis, il y a Mamadou, mon jeune ami de 30 ans. Il n’a pas encore une carrière stable, mais j’ai confiance en lui et en son avenir. Avec lui, je ressens cette complicité, cette chaleur et cette passion que je n’ai jamais connue avec l’autre homme. Même si je suis un peu plus âgée que lui, mon cœur est certain : c’est avec lui que je veux être.
Aujourd’hui, je me retrouve à jongler entre deux relations. D’un côté, un homme qui pourrait m’offrir sécurité et approbation familiale ; de l’autre, un amour sincère, fragile peut-être, mais véritable. Ce double jeu me pèse. Chaque sourire que je force, chaque mot que je prononce par politesse, me vide un peu plus.
Je me sens coupable. Coupable envers mes parents, qui souhaitent mon bonheur et celui de mes enfants. Coupable envers un homme qui m’a ouvert son cœur et m’offre tout ce que je n’ai jamais eu. Mais je ne peux pas continuer ainsi. Je sais que tôt ou tard, je devrai faire un choix. Dire la vérité à l’homme de 49 ans ne sera pas facile. Cela risque de blesser, mais continuer à lui mentir serait encore plus cruel, pour lui et pour moi.
Je rêve d’un moment de courage où je pourrais expliquer, calmement et avec respect, que mon cœur appartient déjà à quelqu’un d’autre. Mes enfants méritent une mère heureuse, mes parents méritent ma sincérité et cet homme mérite quelqu’un qui l’aime vraiment.
Aujourd’hui, je partage mon histoire, non pas pour juger mes choix, mais pour mettre en lumière ce dilemme que vivent parfois les femmes sénégalaises : le poids des attentes familiales face aux élans du cœur. Entre raison et sentiment, il n’y a jamais de chemin facile, seulement celui que nous avons le courage de tracer.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 02/03/2026
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