PASTEF renforce sa base : Vers une gestion transparente des adhésions - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Politique | Par Maimouna | Publié le 09/04/2026 03:04:00

PASTEF renforce sa base : Vers une gestion transparente des adhésions

Le 8 mars 2026 à Dakar, Ousmane Sonko, président de PASTEF – Les Patriotes, a signé la décision n°01/PASTEF/PR/2026 créant la Commission nationale de placement des cartes (CNPC).

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Suite de l’article : La décision s’appuie sur les statuts du parti et sur une délibération du Bureau politique national du 2 mars 2026. La CNPC est chargée d’organiser la vente et la distribution des cartes de membres au Sénégal et dans la diaspora.

La création de la commission vise à structurer les opérations de placement, définir un calendrier national et digital, et conduire l’installation et le renouvellement des structures de base du parti après la phase de vente des cartes. Ce dispositif institutionnalise les mécanismes de collecte et de gestion des recettes liées aux adhésions.

La CNPC sera présidée par le vice-président chargé des structures et coordonnée par le secrétaire général en qualité de vice-président, avec des responsables nationaux couvrant la diaspora, les technologies, la communication et les finances.

La décision fixe des règles précises: tout citoyen sénégalais âgé d’au moins 18 ans peut acquérir une carte de membre après validation; la validité des cartes est de cinq ans; les prix diffèrent selon les zones géographiques. Au Sénégal et en Afrique la carte est tarifée à 1 000 francs CFA, en Europe à 20 euros, et en Amérique, en Océanie et en Asie à 20 dollars. Ces montants modulés répondent à des réalités économiques distinctes et favorisent une large accessibilité pour les militants.

La répartition des recettes expose des mécanismes transparents: au Sénégal, 60 % des fonds reviennent au Trésorier national, 10 % aux coordinations départementales et 30 % aux sections communales; dans la diaspora, la ventilation prévoit 60 % au Trésorier national, 5 % aux coordinations de circonscription législative et 35 % aux sections pays. Ce partage permet une redistribution ciblée des ressources vers les échelons locaux, ce qui soutient les activités de terrain et la logistique des sections.

La centralisation des procédures par la CNPC crée une traçabilité des flux financiers grâce à l’intervention conjointe des responsables des technologies de l’information et des finances, ce qui renforce la transparence. La présence de superviseurs départementaux et de commissaires locaux pour la vente des cartes garantit un maillage opérationnel capable d’atteindre les communautés les plus éloignées.

Le schéma de validité de cinq ans et la double possibilité de cartes physiques ou digitales offrent une flexibilité administrative et une continuité financière sur le moyen terme, condition indispensable pour planifier des projets locaux. En garantissant une part significative aux sections communales et aux sections pays, la structure favorise l’autonomie financière des acteurs de proximité, essentiels pour organiser des initiatives communautaires.

La CNPC instaure des dispositifs qui peuvent soutenir des projets sociaux et des actions communautaires: l’allocation de 30 % au niveau communal au Sénégal crée une base financière pour financer des rencontres citoyennes, des formations militantes, et des actions de solidarité. Dans la diaspora, la part de 35 % pour les sections pays permet de financer des programmes culturels et des services aux ressortissants, ce qui consolide le lien entre la base et la direction nationale. En comparaison avec des pratiques non structurées, ce modèle offre une lecture claire des flux et des responsabilités; en comparaison avec des systèmes centralisés sans redistribution locale, il favorise la résilience des structures de base.

L’organisation intègre des responsables de la communication et des opérations électorales, ce qui prépare la transformation des recettes en capacités opérationnelles pour la vie militante. La désignation de trois membres supplémentaires par le président du parti ajoute une marge d’adaptabilité pour tenir compte des réalités locales et diasporiques en évolution.

La mise en place de la CNPC formalise un dispositif de collecte et de redistribution qui combine accessibilité tarifaire et répartition sectorisée des ressources. En structurant la vente des cartes et en prévoyant des mécanismes de supervision, la commission pose des bases pour un financement durable des activités locales et pour le soutien d’initiatives communautaires au Sénégal et dans la diaspora. Ce cadre factuel ouvre la voie à une gestion plus transparente et à une meilleure capacité d’action au niveau des sections.

Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Khadidiatou Faye.
Mis en ligne : 09/04/2026

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