L’actualité nous rapportait il y a peu un fait troublant : Mouhamed Ndiaye, alias « Sonko », un militant de Pastef, est activement recherché par la police et la gendarmerie après avoir tenu des propos injurieux à l’encontre du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye.
Les opinions exprimées dans cet article sont celles d’un contributeur externe. NotreContinent.com est une plateforme qui encourage la libre expression, la diversité des opinions et les débats respectueux, conformément à notre charte éditoriale « Sur NotreContinent.com chacun est invité à publier ses idées »
Suite de l’article : Une autosaisine du procureur de la République a déclenché les hostilités, et pour cause : après avoir publié une vidéo virulente, l’intéressé a bien tenté de se rétracter, mais le mal était déjà fait. Je ne peux que m’indigner face à une telle légèreté. Si la liberté d’expression est un droit sacré, elle ne saurait servir de paravent à l’irrespect et à la subversion. Il faut sanctionner sévèrement ces agissements, car tolérer l’injure envers le chef de l’État, c’est saper les fondements mêmes de notre démocratie.
Au Sénégal, l’article 10 de notre Constitution consacre la liberté d’expression, mais la conditionne explicitement : « chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions […] pourvu que l’exercice de ces droits ne porte atteinte ni à l’honneur et à la considération d’autrui ni à l’ordre public ». Le président de la République incarne la première institution du pays. L’injure à son endroit n’est pas une simple querelle personnelle, mais une attaque contre la République elle-même. Dans un pays où le respect des institutions est un pilier de la stabilité, de tels actes ne peuvent rester impunis.
Mouhamed Ndiaye a d’abord proféré des insultes en ligne, avant de publier une vidéo d’excuses sous la pression. Mais des excuses postées sous le coup de l’émotion ou de la peur des conséquences ne suffisent pas. La gravité de l’acte réside dans son caractère public et délibéré. Que ce militant ait agi par frustration politique – après le limogeage de son leader de la primature – ne change rien à l’affaire. La fin ne justifie pas les moyens, et la colère ne doit pas devenir un blanc-seing pour l’outrage. Pire, cette affaire s’inscrit dans une tendance inquiétante : ces derniers mois, les réseaux sociaux deviennent le terrain de dérapages en tout genre, où l’on confond critique légitime et injure gratuite.
Premièrement, le respect des institutions n’est pas négociable. Le président, qu’on l’ait choisi ou non, symbolise l’unité nationale. L’attaquer, c’est ébranler la confiance dans nos structures démocratiques. Deuxièmement, l’impunité encouragerait les récidives. Si aujourd’hui un militant s’en tire avec une tape sur les doigts, demain ce sera un autre, puis un autre encore, jusqu’à ce que l’autorité de l’État ne soit plus qu’une coquille vide. La sévérité de la sanction doit être à la hauteur de la gravité de l’acte.
En France, l’outrage au président de la République est passible de peines pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison (article 26 de la loi de 1881). Au Cameroun ou en Côte d’Ivoire, les injures envers le chef de l’État sont réprimées avec la même fermeté. Pourquoi le Sénégal ferait-il exception ? Notre pays a toujours été un modèle de stabilité en Afrique de l’Ouest. Laisser passer ces dérives, ce serait envoyer un signal dangereux : celui d’un État faible, incapable de protéger ses symboles.
Dans d’autres démocraties, les propos diffamatoires ou injurieux envers les dirigeants sont systématiquement poursuivis. En Allemagne, insulter le chancelier peut valoir une amende salée. Aux États-Unis, malgré une liberté d’expression très large, les menaces envers le président sont traquées par le Secret Service. Au Sénégal, nous avons le devoir de montrer que le respect de la loi prime sur les passions politiques. Sinon, nous risquons de glisser vers un climat où l’insulte devient monnaie courante, où la parole se libère au détriment de la civilité.
Je le dis sans détour : il faut sanctionner Mouhamed Ndiaye avec la plus grande fermeté. Non par esprit de vengeance, mais par devoir de protéger notre République. La tolérance zéro envers les injures au président n’est pas une atteinte à la liberté d’expression, mais sa garantie. Car une démocratie se mesure aussi à sa capacité à défendre ses valeurs fondamentales : le respect, la dignité, et l’ordre public.
Le message doit être clair : au Sénégal, on débat, on critique, mais on ne salit pas. Sinon, demain, ce ne sera plus seulement le président qui sera visé, mais l’État de droit tout entier. Et ça, je ne peux pas l’accepter.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 03/06/2026
—
La plateforme NOTRECONTINENT.COM permet à tous de diffuser gratuitement et librement les informations et opinions provenant des citoyens. Les particuliers, associations, ONG ou professionnels peuvent créer un compte et publier leurs articles Cliquez-ici.





