Scandale en direct : Quand la VAR choisit de ne pas intervenir - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Sport | Par Eva | Publié le 06/01/2026 11:01:00

Scandale en direct : Quand la VAR choisit de ne pas intervenir

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Le match entre le Maroc et la Tanzanie a basculé sur une action litigieuse dans la surface en fin de rencontre, quand Adam Masina a accroché un attaquant tanzanien sans que l’arbitre malien ne siffle penalty. Les images diffusées en ralenti ont montré un contact net et ont poussé les commentateurs et les supporters à attendre une intervention de la VAR. Les arbitres vidéo sénégalais, dirigés par Issa Sy avec l’assistant Djibril Camara, n’ont pourtant pas demandé la consultation du terrain, décision qui alimente une vague d’interrogations.

La rencontre se déroulait dans le cadre des phases à élimination directe de la CAN, compétition soumise depuis plusieurs éditions à l’assistance vidéo pour limiter les erreurs manifestes. Les protocoles VAR prévoient que les arbitres à l’écran puissent signaler à l’arbitre central les cas évidents de faute, ou inviter ce dernier à revoir l’action sur écran sur le bord du terrain. Les équipements vidéo étaient opérationnels et le staff de la VAR était installé conformément aux standards internationaux, avec un trio sur le banc vidéo chargé de déceler les fautes non sifflées par l’arbitre principal.

Les ralentis montrent un contact du bras et de l’épaule qui déséquilibre l’attaquant tanzanien avant la chute, image compatible avec un penalty selon les directives qui définissent une « erreur manifeste ». Les arbitres vidéo ont visionné l’action plusieurs fois sans transmettre d’ordre à l’arbitre sur le terrain. Cette absence d’appel à la revue pose une question de procédure : la VAR est conçue pour corriger des décisions qui sont clairement erronées, et la non-intervention des officiels vidéo s’écarte des attentes opérationnelles de la technologie. Les images suggèrent une faute plus évidente que dans d’autres cas récents traités par la VAR, ce qui renforce la perception d’un manquement.

Le premier fait établit que le contact était visible et reproductible sur plusieurs angles, condition qui devrait normalement déclencher une intervention vidéo. Le deuxième fait indique que l’équipe VAR avait la possibilité technique d’alerter l’arbitre central et de proposer une visualisation sur écran, option qui n’a pas été utilisée. Le troisième fait relève des conséquences organisationnelles : l’absence d’explication publique de la fédération d’arbitrage laisse un vide informationnel qui favorise les suspicions. Ces éléments combinés montrent un dysfonctionnement apparent dans l’application des protocoles VAR au moment précis où la décision avait un impact direct sur la qualification.

Cette erreur manifeste risque d’alimenter les théories complotistes et d’amplifier la défiance envers les arbitres, surtout si aucune explication publique n’est fournie rapidement par les instances. Quand le public ne reçoit ni rapport ni justification, les interprétations se multiplient et les accusations vont du simple manque de compétence à l’idée d’une intention cachée. Une situation comparable est survenue lors d’un match de coupe continentale où l’absence de communication officielle avait déclenché des soupçons similaires, et une autre affaire dans un championnat européen avait vu la méfiance publique croître après un silence des responsables.

Les statistiques d’intervention VAR montrent qu’une marge d’erreur subsiste malgré la technologie, avec des taux d’annulation de décisions centrales variant selon les compétitions. Des études publiées par des observatoires du football indiquent que la transparence des fédérations réduit significativement la défiance des supporters, tandis que le manque d’explication l’alimente. Les règlements disciplinaires prévoient la publication de rapports d’arbitrage pour les décisions contestées, mais la mise en œuvre reste hétérogène entre les fédérations et les tournois.

Les faits décrits établissent un enchaînement où un contact visible n’a pas été sanctionné, la VAR n’a pas sollicité l’arbitre central et aucune communication officielle n’a suivi dans l’immédiat. Ces éléments, présentés sans jugement, suffisent à expliquer pourquoi la décision a déclenché méfiance et rumeurs. Si les instances publient rapidement un compte rendu clair et vérifiable, la tension pourra retomber ; sans cela, la défiance risque de s’enraciner et de nourrir des théories difficiles à éteindre.

Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Mahmoud Z.
Mis en ligne : 06/01/2026

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