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Les cuisinières à gaz séduisent par leur réactivité et leur précision, mais elles comportent des risques souvent sous-estimés pour la santé et l’environnement. Loin d’être un simple confort de cuisine, ce choix a des conséquences sur la qualité de l’air intérieur, la sécurité domestique et la santé des enfants. Il est donc utile d’en comprendre les enjeux, sans dramatiser, pour mieux décider chez soi.
Depuis des décennies, les foyers utilisent le gaz pour cuisiner, attirés par la facilité de régler la flamme et par des habitudes bien ancrées. Pourtant, ces appareils émettent des polluants tels que le dioxyde d’azote, le monoxyde de carbone et d’autres composés organiques. Ces émissions se produisent pendant la cuisson, mais certaines substances peuvent persister ou s’échapper même lorsque la cuisinière est éteinte, modifiant ainsi la qualité de l’air ambiant.
La pollution de l’air intérieur a un impact direct sur la santé. Le dioxyde d’azote et le monoxyde de carbone irritent les voies respiratoires et peuvent affecter le cœur. Le benzène et le formaldéhyde, cités dans certains rapports, ajoutent une dimension cancérogène. Les enfants sont particulièrement vulnérables : l’exposition chronique aux polluants du gaz est associée à un risque accru d’asthme et à une baisse de la fonction pulmonaire, surtout dans les logements exigus ou mal ventilés. Même si certaines études discutent des chiffres exacts, un lien entre gaz de cuisson et santé respiratoire est régulièrement observé.
Le monoxyde de carbone représente un danger immédiat en cas de concentration élevée, provoquant des symptômes allant du simple mal de tête à l’évanouissement. La prévention passe par une ventilation régulière et un entretien correct de l’installation. Au-delà de l’exposition directe, le gaz contribue aussi au changement climatique : le méthane s’échappant lors de sa production et de son transport amplifie l’empreinte carbone, tandis que sa combustion génère du dioxyde de carbone. Les risques matériels ne sont pas négligeables : une fuite de gaz peut provoquer incendie ou explosion.
Les effets vont au-delà des poumons. Certaines recherches suggèrent un impact sur les fonctions cognitives, notamment pour le cerveau en développement des enfants, même si d’autres facteurs domestiques restent déterminants. Chez l’adulte, un usage fréquent du gaz pour cuisiner a été associé à une augmentation des symptômes respiratoires et à une diminution de la fonction pulmonaire dans certains groupes étudiés. Ces impacts domestiques se traduisent ensuite en coûts pour la santé publique, entre traitements et pertes de productivité.
Les politiques publiques commencent à répondre par des incitations financières et des recommandations d’usage. Les alternatives électriques et à induction éliminent le risque de fuite et réduisent la pollution intérieure, tout en utilisant des réseaux énergétiques pouvant être décarbonés. Quand le remplacement n’est pas possible, l’usage d’une hotte aspirante, une aération fréquente et un entretien régulier des installations restent des mesures simples et efficaces pour limiter l’exposition.
La cuisinière à gaz demeure un choix pertinent pour beaucoup, mais elle implique des compromis que chaque famille doit connaître. Les risques vont de l’exposition chronique aux polluants à la menace immédiate d’une fuite, en passant par la contribution au réchauffement climatique et les effets sur le développement des enfants. Conserver une flamme demande donc vigilance : vérifier l’installation, ventiler pendant la cuisson et envisager, si possible, des solutions électriques pour une cuisine plus saine et plus sûre.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Doudou Diop.
Mis en ligne : 22/01/2026
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