Jean Michel Sène face aux accusations : « Qu’on débatte sur pièces » - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Société | Par Maimouna | Publié le 10/01/2026 08:01:45

Jean Michel Sène face aux accusations : « Qu’on débatte sur pièces »

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Jean Michel Sène, directeur général de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale, réagit avec fermeté aux accusations publiques du député Thierno Alassane Sall concernant un présumé détournement de 37 milliards au sein de l’agence. Plutôt que d’esquiver, il propose un affrontement argumenté sur un plateau radiotélévisé afin d’éclairer l’opinion. Il affirme poursuivre ses missions d’électrification pendant que la polémique enfle.

Les déclarations de Thierno Alassane Sall, telles que rapportées, ont provoqué une onde de choc médiatique et politique autour de l’activité de l’ASER. Selon la version contestée, 37 milliards auraient été détournés, une allégation qui met en cause la gestion de l’agence et qui alimente des reprises dans plusieurs stations de radio et télévisions. Jean Michel Sène dénonce ces propos comme des contrevérités et estime que l’attaque porte atteinte à la réputation de l’institution et à la confiance des populations qui bénéficient des raccordements électriques en zones rurales.

L’attitude du directeur général combine une défense publique et une stratégie de transparence. Il refuse l’escalade verbale sans cadre et invite au débat public pour confronter les faits. Sa démarche s’inscrit dans une logique pédagogique : expliquer les procédures de gestion financière de l’agence, démontrer la cohérence des actes posés et replacer la discussion dans la réalité des chantiers en cours. En même temps, il laisse entendre qu’il est prêt à recourir aux voies judiciaires si les accusations persistent sans fondement. Ce double registre — explication et menace de poursuite — vise à déminer la controverse tout en protégeant l’institution.

Deux lignes de défense se dégagent dans l’argumentation de Jean Michel Sène. D’abord, il rappelle que l’ASER continue d’exécuter des projets concrets, avec des raccordements en cours dans plusieurs localités, ce qui, selon lui, témoigne de la continuité et de l’efficacité du service. Ensuite, il met en avant la nécessité de preuves avant de porter atteinte à la réputation d’un responsable et d’une structure. L’invitation au débat est présentée comme une manière d’exposer les procédures de contrôle et les documents administratifs, afin que le public puisse juger sur pièces plutôt que sur rumeurs.

L’offre de débat se veut précise : Jean Michel Sène invite Thierno Alassane Sall à se présenter accompagnée de Seydou Kane, la personne citée comme source d’information, sur un plateau radiotélévisé. Le but déclaré est de clarifier les éléments, d’identifier les malentendus éventuels et de permettre aux citoyens de suivre une confrontation factuelle. En marge de cet épisode, le directeur général a supervisé la mise sous électricité du village de Diéri Birane et de huit autres localités du département de Linguère, un détail qui ancre le discours dans l’action quotidienne et rappelle l’impact concret des programmes de l’agence sur le terrain.

L’ensemble des déclarations appelle à examiner les documents et les procédures internes de l’ASER tels qu’ils existent déjà. La demande de transparence suppose la consultation des pièces budgétaires, des marchés publics et des rapports d’audit lorsque ceux-ci sont produits. La confrontation sur un plateau public offrirait l’occasion de comparer les dates, les décisions et les responsables impliqués, et de replacer les accusations dans un cadre vérifiable. Cette démarche est présentée comme une réponse pédagogique tournée vers l’opinion, celle des habitants qui attendent des éclaircissements tout en continuant à bénéficier des raccordements.

La posture de Jean Michel Sène combine fermeté et pédagogie : il rejette les allégations qu’il qualifie de mensongères, propose un débat public pour mettre les faits en lumière et se réserve la possibilité d’agir en justice si sa réputation est encore atteinte. Pendant que la polémique se poursuit dans les médias, il rappelle que l’ASER poursuit ses opérations et que des localités, dont Diéri Birane, accèdent désormais à l’électricité, un signe concret de la continuité du service malgré la vibration politique.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 10/01/20
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