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La région de Saint-Louis a annoncé l’extinction des foyers de Fièvre de la Vallée du Rift (FVR) au 10 janvier 2026, après l’analyse de 5 196 échantillons et la confirmation de 360 cas, dont 339 guérisons et 21 décès. Les autorités régionales indiquent qu’aucun patient n’est actuellement en suivi clinique, ni hospitalisé, ni en ambulatoire. Cette proclamation intervient après une riposte multisectorielle vétérinaire et humaine qui a vacciné 13 461 animaux, distribué 68 200 moustiquaires et enregistré 931 avortements chez le bétail.
La FVR est une zoonose transmise par des vecteurs et par contact avec des animaux infectés, dont le cheptel local a été affecté selon les autorités. Les districts de Richard Toll, Saint-Louis, Podor, Dagana et Pété ont concentré la majorité des cas, avec respectivement 134, 84, 70, 58 et 15 cas déclarés. Les services vétérinaires ont réalisé 266 prélèvements animaux pendant la riposte, tandis que les opérations de lutte antivectorielle ont été engagées dans les zones à risque. Les données de terrain montrent une prédominance des jeunes hommes parmi les cas humains, ce qui a orienté les actions de prévention vers les populations rurales et les professionnels de l’élevage.
La décision officielle de déclarer tous les foyers éteints repose essentiellement sur l’absence de cas actifs déclarés et sur les résultats des analyses réalisées. Les 5 196 échantillons constituent une donnée factuelle importante, mais la mesure de cette base d’examen nécessite un examen minutieux pour apprécier sa représentativité par rapport à la population exposée. Les tests virologiques disposent d’une fenêtre de détection limitée pour la présence du virus, et les tests sérologiques peuvent révéler des expositions antérieures sans distinguer la contagiosité actuelle. Les 266 prélèvements animaux et les 931 avortements signalés fournissent des éléments concrets de circulation du virus dans le cheptel, ce qui rend la disparition complète des foyers sujette à vérification prolongée. La distribution de 68 200 moustiquaires et la vaccination de 13 461 animaux montrent l’ampleur de la riposte, mais ces chiffres ne fournissent pas d’information directe sur la sensibilité des réseaux de surveillance.
La concordance entre l’absence de malades suivis et le maintien d’un important cheptel exposé alimente des interrogations légitimes sur la qualité de la surveillance sanitaire locale. Les 21 décès enregistrés signalent une létalité documentée qui justifie une vigilance soutenue, tandis que la prédominance géographique dans quelques districts suggère des poches épidémiques qui peuvent persister sans détection. La différence entre le nombre d’échantillons analysés et le nombre d’animaux vaccinés invite à questionner la couverture réelle des campagnes de dépistage. Une comparaison peut être faite avec des opérations de riposte dans d’autres régions où l’absence de cas actifs a été suivie d’un renforcement des prélèvements systématiques, et une autre comparaison montre que des foyers déclarés éteints ont parfois réapparu lorsque la surveillance communautaire a faibli.
La proclamation hâtive de fin des foyers par les autorités soulève donc des doutes sérieux sur la fiabilité des tests et sur la qualité de la surveillance sanitaire locale, au regard des limites inhérentes aux méthodes diagnostiques et de la persistance de signes de circulation du virus dans le bétail. La combinaison de 266 prélèvements animaux et de 931 avortements reste un signal épidémiologique important qui mérite un suivi exhaustif. La communication officielle souligne les acquis de la riposte, mais les éléments chiffrés disponibles imposent une inspection rigoureuse des protocoles de dépistage, des critères d’arrêt des investigations et de la couverture territoriale des prélèvements.
Des autorités sanitaires internationales indiquent que le suivi post-épidémique nécessite des prélèvements répétés et une surveillance sentinelle ciblée dans les populations à risque, ce qui correspond aux pratiques recommandées après une épidémie vectorielle. Les tests PCR offrent une détection précoce tandis que les tests sérologiques permettent de documenter la circulation passée, et la combinaison des deux approches est requise pour confirmer l’absence durable de transmission. Les opérations vétérinaires menées dans la région constituent une base de données utile à consolider par des enquêtes longitudinales et par l’extension des prélèvements aux élevages moins accessibles.
Les chiffres issus de la riposte à Saint-Louis attestent d’efforts considérables et de résultats partiels, mais la déclaration de fin des foyers repose sur des éléments qui appellent à une vérification prolongée. Les 5 196 échantillons, les 266 prélèvements animaux et les 931 avortements composent un dossier épidémiologique riche, qui impose de maintenir des prélèvements répétés et une surveillance sentinelle pour confirmer l’absence de reprise. La prudence épidémiologique reste une exigence factuelle face à une zoonose qui affecte à la fois les humains et le cheptel.La région de Saint-Louis a annoncé l’extinction des foyers de Fièvre de la Vallée du Rift (FVR) au 10 janvier 2026, après l’analyse de 5 196 échantillons et la confirmation de 360 cas, dont 339 guérisons et 21 décès. Les autorités régionales indiquent qu’aucun patient n’est actuellement en suivi clinique, ni hospitalisé, ni en ambulatoire. Cette proclamation intervient après une riposte multisectorielle vétérinaire et humaine qui a vacciné 13 46
La FVR est une zoonose transmise par des vecteurs et par contact avec des animaux infectés, dont le cheptel local a été affecté selon les autorités. Les districts de Richard Toll, Saint-Louis, Podor, Dagana et Pété ont concentré la majorité des cas, avec respectivement 134, 84, 70, 58 et 15 cas déclarés. Les services vétérinaires ont réalisé 266 prélèvements animaux pendant la riposte, tandis que les opérations de lutte antivectorielle ont été engagées dans les zones à risque. Les données de terrain montrent une prédominance des jeunes hommes parmi les cas humains, ce qui a orienté les actions de prévention vers les populations rurales et les professionnels de l’élevage.
La décision officielle de déclarer tous les foyers éteints repose essentiellement sur l’absence de cas actifs déclarés et sur les résultats des analyses réalisées. Les 5 196 échantillons constituent une donnée factuelle importante, mais la mesure de cette base d’examen nécessite un examen minutieux pour apprécier sa représentativité par rapport à la population exposée. Les tests virologiques disposent d’une fenêtre de détection limitée pour la présence du virus, et les tests sérologiques peuvent révéler des expositions antérieures sans distinguer la contagiosité actuelle. Les 266 prélèvements animaux et les 931 avortements signalés fournissent des éléments concrets de circulation du virus dans le cheptel, ce qui rend la disparition complète des foyers sujette à vérification prolongée. La distribution de 68 200 moustiquaires et la vaccination de 13 461 animaux montrent l’ampleur de la riposte, mais ces chiffres ne fournissent pas d’information directe sur la sensibilité des réseaux de surveillance.
La concordance entre l’absence de malades suivis et le maintien d’un important cheptel exposé alimente des interrogations légitimes sur la qualité de la surveillance sanitaire locale. Les 21 décès enregistrés signalent une létalité documentée qui justifie une vigilance soutenue, tandis que la prédominance géographique dans quelques districts suggère des poches épidémiques qui peuvent persister sans détection. La différence entre le nombre d’échantillons analysés et le nombre d’animaux vaccinés invite à questionner la couverture réelle des campagnes de dépistage. Une comparaison peut être faite avec des opérations de riposte dans d’autres régions où l’absence de cas actifs a été suivie d’un renforcement des prélèvements systématiques, et une autre comparaison montre que des foyers déclarés éteints ont parfois réapparu lorsque la surveillance communautaire a faibli.
La proclamation hâtive de fin des foyers par les autorités soulève donc des doutes sérieux sur la fiabilité des tests et sur la qualité de la surveillance sanitaire locale, au regard des limites inhérentes aux méthodes diagnostiques et de la persistance de signes de circulation du virus dans le bétail. La combinaison de 266 prélèvements animaux et de 931 avortements reste un signal épidémiologique important qui mérite un suivi exhaustif. La communication officielle souligne les acquis de la riposte, mais les éléments chiffrés disponibles imposent une inspection rigoureuse des protocoles de dépistage, des critères d’arrêt des investigations et de la couverture territoriale des prélèvements.
Des autorités sanitaires internationales indiquent que le suivi post-épidémique nécessite des prélèvements répétés et une surveillance sentinelle ciblée dans les populations à risque, ce qui correspond aux pratiques recommandées après une épidémie vectorielle. Les tests PCR offrent une détection précoce tandis que les tests sérologiques permettent de documenter la circulation passée, et la combinaison des deux approches est requise pour confirmer l’absence durable de transmission. Les opérations vétérinaires menées dans la région constituent une base de données utile à consolider par des enquêtes longitudinales et par l’extension des prélèvements aux élevages moins accessibles.
Les chiffres issus de la riposte à Saint-Louis attestent d’efforts considérables et de résultats partiels, mais la déclaration de fin des foyers repose sur des éléments qui appellent à une vérification prolongée. Les 5 196 échantillons, les 266 prélèvements animaux et les 931 avortements composent un dossier épidémiologique riche, qui impose de maintenir des prélèvements répétés et une surveillance sentinelle pour confirmer l’absence de reprise. La prudence épidémiologique reste une exigence factuelle face à une zoonose qui affecte à la fois les humains et le cheptel.
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Justine Séne.
Mis en ligne : 25/01/2026
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