Garde à vue sélective : Karim Guèye au cœur des contradictions policières - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Justice | Par Eva | Publié le 27/01/2026 11:01:00

Garde à vue sélective : Karim Guèye au cœur des contradictions policières

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Abdou Karim Guèye, connu sous le pseudonyme Xrum Xax, a été interpellé lors d’un rassemblement organisé pour demander la libération de personnes en situation de handicap récemment arrêtées, et il reste détenu au commissariat central en attente d’un déferrement au parquet prévu ce mardi. Selon un membre du Collectif Le Peuple, toutes les autres personnes appréhendées pendant la manifestation ont été remises en liberté, à l’exception de Karim Guèye. Cet épisode soulève des questions concrètes sur la gestion policière des rassemblements pacifiques.

La mobilisation concernait la défense de droits civils pour des personnes en situation de handicap interpellées précédemment, organisée par le Collectif Le Peuple. La manifestation s’est tenue en milieu urbain et a donné lieu à des contrôles par les forces de l’ordre, avec au moins une arrestation confirmée pour l’instant. Les autorités locales n’ont communiqué aucun détail public sur les motifs précis de la garde à vue de Karim Guèye ni sur les éléments dont se prévaudraient les services de police pour demander son maintien en détention. Le cadre légal national garantit le droit de réunion pacifique, soumis à des restrictions prévues par la loi et à la procédure pénale en cas d’infraction alléguée.

La détention d’un seul militant parmi un groupe majoritairement relâché crée un déséquilibre factuel qui invite à l’examen des procédures appliquées. L’absence de communication officielle sur les motifs d’arrestation limite la transparence et empêche la vérification des éléments probants. Des pratiques policières documentées ailleurs montrent que le ciblage individuel de leaders peut tenir lieu de technique de dispersion du mouvement, technique observée lors de rassemblements similaires dans d’autres villes. Une comparaison avec des déclarations publiques sur le droit de réunion indique un décalage entre la protection juridique formelle de la liberté de manifester et la réalité des interventions policières.

Premier argument factuel: la libération des autres manifestants met en lumière la singularité du maintien en garde à vue de Karim Guèye, ce qui soulève la question d’une intervention proportionnée aux comportements effectivement constatés. Deuxième argument: l’absence de motifs rend difficile l’appréciation du respect des garanties procédurales, telles que l’accès à un avocat et l’information sur les charges retenues, garanties prévues par le droit pénal. Troisième argument: la privation de liberté d’un militant lors d’une action non violente accroît le risque d’intimidation politique et produit un effet dissuasif mesurable sur la mobilisation civile, constat observé dans d’autres contextes nationaux où les arrestations sélectives ont réduit la participation publique.

L’arrestation de Karim Guèye illustre, par les faits connus, un usage potentiellement disproportionné de la force policière face à une manifestation revendicative pacifique. Le maintien exclusif de sa détention contraste avec la remise en liberté des autres participants et pose la question du fondement juridique de cette différenciation. En l’absence d’information officielle sur les preuves ou sur la procédure, l’événement révèle une faiblesse dans l’application transparente des normes qui encadrent les interventions lors des rassemblements. Une comparaison avec les standards internationaux sur la liberté de réunion montre que l’opacité procédurale fragilise la confiance publique.

Des études juridiques nationales indiquent que la proportionnalité de l’intervention policière doit être appréciée à l’aune du comportement effectif des manifestants et des risques réels pour l’ordre public. Des rapports comparatifs sur les pratiques de maintien de l’ordre relèvent que la détention préventive ciblée sans motifs clairs augmente le nombre de recours devant les juridictions administratives. Un constat chiffré dans des contextes similaires fait état d’une augmentation des plaintes pour violation des droits civils après des arrestations présentées comme préventives.

Les faits entourant l’interpellation et la rétention d’Abdou Karim Guèye exposent des lacunes factuelles concernant la proportionnalité et la transparence des actes de police lors d’une manifestation pacifique. Le caractère isolé de sa garde à vue, combiné à l’absence de communication officielle sur les motifs, alimente des interrogations sur le respect des garanties procédurales et sur la protection effective des droits civils. Les éléments disponibles montrent un écart entre le droit proclamé et les pratiques observées, situation qui appelle des éclaircissements judiciaires et administratifs pour restaurer la clarté des procédures.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Mame Gore.
Mis en ligne : 27/01/2026

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