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Le Maroc disputera la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 contre le Sénégal, dimanche 18 janvier à 19h GMT à Rabat, après une demi-finale remportée aux tirs au but contre le Nigeria (0-0, 4-2 tab). Le gardien Yassine Bounou a réalisé deux arrêts décisifs lors de la séance, offrant au pays hôte la qualification. Le Sénégal avait éliminé l’Égypte en demi-finale sur le score de 1-0, et il se présentera en finale privé du capitaine Kalidou Koulibaly et du milieu Habib Diarra. Les deux équipes visent chacune un deuxième titre continental.
La rencontre entre le Maroc et le Sénégal oppose deux sélections avec des trajectoires récentes solides sur la scène africaine et internationale. Le Maroc évolue avec une équipe expérimentée, composée de joueurs évoluant dans des championnats européens et dotée d’une défense organisée autour de cadres familiers. Le Sénégal s’appuie sur un effectif athlétique qui combine présence en Premier League et en Ligue 1, malgré l’absence de certains titulaires pour la finale. Le tournoi s’est déroulé en terres marocaines, avec des stades pleins et une ambiance de forte attente populaire autour de la finale.
Sur le plan tactique, la confrontation promet un affrontement de systèmes contrastés et complémentaires. Le Maroc affiche une propension au contrôle du ballon et à la construction patiente depuis la défense, avec des milieux capables de varier les rythmes et de lancer les ailiers. Le Sénégal privilégie souvent la verticalité et la rapidité dans la transition, en s’appuyant sur des attaques rapides en profondeur et sur une récupération haute du ballon. La séance de tirs au but contre le Nigeria met en lumière la préparation mentale et le travail spécifique des gardiens, tandis que la victoire 1-0 du Sénégal face à l’Égypte montre une capacité à verrouiller les rencontres et à exploiter une action décisive. Ces éléments offrent aux entraîneurs des deux camps des indices précis sur la manière de gérer la possession, la largeur du jeu et les situations de contre-attaque.
La confrontation servira de vitrine pour le football africain moderne en raison de la qualité des profils de joueurs, de la diversité tactique et de l’intensité physique attendue. Le fait que le Maroc ait éliminé le Nigeria après une demi-finale sans but illustre la solidité défensive et la maîtrise des phases arrêtées et des prolongations. Le Sénégal, de son côté, a montré sa capacité à gagner des matches serrés contre des adversaires de haut niveau comme l’Égypte. Les entraîneurs pourront tirer des leçons concrètes sur le pressing, l’organisation défensive en blocs compacts et la gestion des remplacements pour peser sur le score dans les dernières minutes.
La finale apparaît comme un laboratoire tactique où chaque staff pourra tester des solutions pour le jeu moderne africain. Les stratégies possibles incluent une domination marocaine du tempo accompagnée d’infiltrations latérales, ou une stratégie sénégalaise basée sur des contre-attaques rapides et des centres ciblés vers la surface. Les analystes auront matière à évaluer l’impact des changements de rythme, l’efficacité des transitions et la capacité des deux équipes à convertir les phases de possession en occasions franches. La rencontre mettra en évidence les ajustements de coaching en temps réel, la lecture des duels individuels et la préparation psychologique pour les moments décisifs.
Les données de match récentes fournissent des repères chiffrés utiles : la demi-finale Maroc-Nigeria s’est terminée sur un 0-0 après 120 minutes, puis 4-2 aux tirs au but; la demi-finale Sénégal-Égypte s’est achevée sur un 1-0 en faveur du Sénégal. Le calendrier de la finale précise le lieu et l’horaire à Rabat, et les feuilles de match confirment l’absence de Kalidou Koulibaly et d’Habib Diarra pour le Sénégal. Les précédents de tournoi montrent que les finales entre favoris favorisent souvent l’approche prudente, mais que l’évolution tactique durant la compétition peut générer surprises et innovations.
La finale Maroc-Sénégal promet un spectacle tactique riche, où la maîtrise du jeu et la capacité à surprendre en transition seront déterminantes. Les enseignements attendus concerneront la gestion des blocs défensifs, l’efficacité des sorties de balle et la préparation psychologique aux moments décisifs, avec des implications directes pour les entraîneurs et les analystes. Pour les spectateurs, la confrontation offre la perspective d’un affrontement serré entre deux équipes ambitieuses et d’une vitrine du niveau croissant du football africain.
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Mounass Ng.
Mis en ligne : 17/01/2026
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