Il y a des histoires qui donnent envie de pousser un véritable coup de gueule. Celle qui secoue actuellement le quartier Nguinth, à Thiès, en fait clairement partie.
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Suite de l’article : Comment peut-on encore profiter de la confiance, de la générosité et parfois de la vulnérabilité des honnêtes citoyens pour leur soutirer leur argent ? C’est pourtant ce que les accusations portées contre un homme de 74 ans, se présentant comme marabout, viennent une nouvelle fois mettre sur la table.
Selon les éléments rapportés dans cette affaire, tout aurait commencé en juillet 2026. O. Gaye, qui se présente comme marabout et serait sans domicile fixe, se serait rendu dans le salon de coiffure de K. Diagne, une jeune femme de 30 ans. Il aurait simplement demandé un verre d’eau. Rien de plus banal. Après avoir été servi, l’homme aurait prié pour la coiffeuse avant de lui proposer une démonstration présentée comme mystérieuse.
Trois morceaux de papier auraient ainsi été transformés, sous ses yeux, en différents billets et une pièce, pour un total de 10 505 FCFA. Un petit tour qui, toujours selon le récit de la victime, aurait suffi à installer un climat de confiance. La suite est autrement plus inquiétante : K. Diagne affirme avoir remis au suspect une bague en or ainsi que 170 000 FCFA, avant de réaliser, après son départ, qu’elle avait été trompée.
Et comme si cela ne suffisait pas, une deuxième victime aurait été ciblée quelques semaines plus tard.
Le 22 août, O. Gaye aurait fait son entrée dans la boutique de S. Ka, un commerçant de 36 ans. Cette fois, il aurait demandé à manger. Après avoir reçu un plat de riz, il aurait proposé au commerçant des prières censées favoriser sa richesse. Résultat : 210 000 FCFA lui auraient été remis.
L’argent aurait ensuite été placé dans un sachet avec quelques billets et une pièce, puis enfermé dans un seau. Consigne donnée au commerçant : surtout ne pas ouvrir avant trois heures. Évidemment, à l’ouverture, l’argent aurait disparu.
Franchement, jusqu’où ira-t-on ?
Le plus révoltant dans ce genre d’affaires, ce n’est pas seulement la perte financière. C’est l’exploitation de la confiance. C’est le fait de jouer avec les croyances, les espoirs et les difficultés des personnes pour les pousser à remettre leur argent. Et lorsque ces pratiques sont présentées comme des pouvoirs surnaturels, la prudence devrait être encore plus grande.
À Thiès, la diffusion d’une photo et d’un enregistrement audio sur les réseaux sociaux aurait permis d’alerter plusieurs habitants. Puis, le 1er septembre, K. Diagne aurait reconnu le suspect dans une ruelle de Nguinth et l’aurait conduit au commissariat. S. Ka aurait également déposé une dénonciation.
O. Gaye a été placé en garde à vue pour des faits présumés d’escroquerie et de charlatanisme. Une enquête a été ouverte et le parquet de Thiès a été informé.
Il faut maintenant laisser la justice établir les responsabilités. Mais une chose est certaine : cette affaire doit servir d’avertissement. Dans une société où la solidarité et la foi occupent une place importante, personne ne devrait pouvoir transformer ces valeurs en machine à dépouiller les autres.
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 10/09/2026
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