Un garçon de 10 ans agressé par sa grand-mère pour sorcellerie - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Fait divers | Par Eva | Publié le 03/09/2026 07:09:00

Un garçon de 10 ans agressé par sa grand-mère pour sorcellerie

Je suis tombé sur une histoire qui met à nu la brutalité d’une croyance et la fragilité des vies qu’elle broie. Au Bénin, dans la localité de Lawéhoué, commune de Dogbo, une femme d’une cinquantaine d’années a attaqué son petit-fils de dix ans à la machette.

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Suite de l’article : L’agression a eu lieu le mercredi 19 août 2026. Je refuse de laisser passer ce fait divers comme un simple fait divers : c’est un révélateur.

D’après le second adjoint au maire, Rémi Kouhouénou, des témoins ont raconté que l’enfant aurait dit être responsable des problèmes de procréation et d’autres malheurs qui frappaient certains enfants de sa grand-mère. J’imagine la peur et la colère sourdes qui ont germé dans la tête de cette femme, et je vois aussi l’horreur de la réaction. Ivre de rage, elle a pris une machette et l’a frappé. L’enfant porte des blessures à plusieurs endroits du corps, surtout aux membres inférieurs et à la main gauche. Son pronostic vital n’est pas engagé, selon les sources sécuritaires, mais je mesure la gravité de ce qui a été infligé à un garçon de dix ans.

Je ressens de l’indignation face à la facilité avec laquelle une accusation de sorcellerie a suffi à transformer un lien familial en une scène de violence extrême. La grand-mère a été placée en garde à vue. Les enquêtes sont ouvertes pour établir les circonstances exactes de l’agression et, je l’espère, pour protéger l’enfant et toute autre personne vulnérable exposée à ce type d’accusation. J’observe aussi la responsabilité des autorités locales qui doivent trier témoignages, rumeurs et faits, tout en gérant la tension sociale née d’un tel acte.

Je ne peux m’empêcher de penser aux racines culturelles et sociales qui nourrissent ces actes. Dans beaucoup de communautés, la peur du mal invisible persiste et peut devenir un prétexte pour régler des comptes, imposer des sanctions ou se débarrasser d’un bouc émissaire. J’entends les silences, les non-dits et les rumeurs qui entourent souvent ces histoires. Mais prendre une arme pour frapper un enfant à cause d’une simple accusation révèle une défaillance des protections collectives et individuelles. Il y a là un échec de la prévention, de l’information et du soutien psychologique.

Je considère aussi la place de l’alcool et de la colère dans ce drame. La source évoque la colère et l’ivresse comme déclencheurs immédiats. L’alcool ne justifie rien, mais il agit comme un amplificateur de pulsions violentes et d’idées irrationnelles. Face à cela, les institutions locales, les structures de santé mentale et les réseaux communautaires ont un rôle à jouer pour désamorcer les tensions et empêcher les accusations de dégénérer en lynchage ciblé.

Je me concentre sur l’enfant. Il a dix ans. Il subit des blessures physiques et sans doute un traumatisme psychique profond. Les cicatrices visibles n’effaceront pas les images, la peur, la défiance à l’égard des figures d’attachement. Son rétablissement exigera plus que des soins médicaux : un accompagnement psychologique, un environnement protecteur et la garantie que la justice fera son travail sans faiblesse. Je m’interroge sur les dispositifs locaux d’accueil pour les enfants victimes de violence et sur la capacité des services sociaux à intervenir rapidement dans ce type de situation.

Je m’attarde enfin sur la responsabilité collective. Quand une accusation de sorcellerie suffit à déclencher une tentative de meurtre, c’est toute une société qui doit se regarder en face. Les leaders locaux, religieux, éducatifs et judiciaires portent une part de responsabilité pour changer les récits qui alimentent la peur et l’exclusion. J’espère que l’enquête éclairera les faits et que des mesures seront prises pour empêcher que d’autres vies soient brisées par des croyances meurtrières.

Je termine en gardant en tête le visage d’un garçon de dix ans qui, pour des raisons qu’il ne maîtrisait pas, a failli perdre la vie sous la main d’une proche. Cette image me force à ne pas banaliser l’événement. Je veux croire que la justice et la communauté sauront réparer, protéger et apprendre de cette tragédie afin que l’irréparable n’advienne plus.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 03/09/202
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