Titre retiré, recours au TAS : Le Sénégal repart au combat - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Sport | Par Maimouna | Publié le 03/10/2026 09:10:00

Titre retiré, recours au TAS : Le Sénégal repart au combat

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a annoncé le mercredi 30 septembre 2026 qu’il examinera le 8 octobre 2026 l’appel déposé par la Fédération sénégalaise de football (FSF) contre la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération royale marocaine de football (FRMF).

Les opinions exprimées dans cet article sont celles d’un contributeur externe. NotreContinent.com est une plateforme qui encourage la libre expression, la diversité des opinions et les débats respectueux, conformément à notre charte éditoriale « Sur NotreContinent.com chacun est invité à publier ses idées »

Suite de l’article : L’audience se tiendra à huis clos à Lausanne, en présidentiel, et la procédure se déroulera en français. La saisine concerne la décision disciplinaire qui a retiré le titre de la CAN 2025 au Sénégal après la finale du 18 janvier 2026 à Rabat.

Cette affaire oppose des décisions administratives et un résultat obtenu sur le terrain, et elle interpelle le grand public par ses implications sportives et institutionnelles. Le huis clos et le choix du président pour conduire l’audience accentuent la perception d’une procédure fermée, alors que les enjeux dépassent la simple annulation d’un match.

La commission d’appel de la CAF a infligé au Sénégal une défaite par forfait 3:0 après que les joueurs sénégalais aient quitté la pelouse pendant une quinzaine de minutes pour protester contre un penalty accordé au Maroc en toute fin de la rencontre. Sur le terrain, le Sénégal avait pourtant remporté la finale 1:0 après prolongation. La FSF conteste la sanction et a porté l’affaire devant le TAS afin d’obtenir la restauration du résultat sportif et la clarification des éléments disciplinaires retenus.

L’organisation d’une audience à huis clos soulève des questions factuelles sur la transparence du dossier. L’absence de couverture médiatique empêche le public de connaître le déroulé complet des débats et des preuves présentées, alors que la décision initiale modifie le palmarès continental au bénéfice de la FRMF. Cette situation alimente des interrogations concrètes quant aux mécanismes d’indépendance entre organes disciplinaires et parties concernées, ainsi que sur la disponibilité d’éléments probants permettant de justifier l’annulation du résultat sportif.

La position de la CAF et la conséquence directe en faveur de la FRMF créent une configuration propice à la perception d’un conflit d’intérêts: la partie bénéficiaire de la sanction voit son statut renforcé par une décision administrative, ce qui diffère du règlement d’un litige purement arbitral sur le terrain. Comparé à des recours sportifs où le TAS tranche des questions techniques d’arbitrage, ce dossier engage la crédibilité des institutions du football africain face à des procédures disciplinaires dont les motivations restent floues pour une large partie du public.

Le TAS a précisé que l’audience débutera à 9h30 en présentiel et que la formation arbitrale entamera ses délibérations après l’audience; «à ce stade, le TAS n’est pas en mesure d’indiquer quand une décision finale sera rendue, mais celle-ci ne sera pas prononcée le jour même de l’audience.» Ce calendrier laisse la place à une période d’attente pendant laquelle le doute sur la légitimité du titre attribué persistera, avec des conséquences sur le palmarès, les récompenses et l’image des fédérations impliquées.

Des précédents sportifs montrent que la transparence des procédures judiciaires ou arbitrales contribue à apaiser les controverses, alors que l’opacité tend à cristalliser les suspicions. La décision du TAS déterminera non seulement qui est officiellement champion de la CAN 2025, mais aussi si les règles de gouvernance et d’arbitrage disciplinaire en Afrique résistent à un examen impartial. En attendant, la combinaison d’une annulation de résultat sur des circonstances troubles et d’un huis clos organisée par les parties laisse des questions factuelles sensibles autour de la partialité et du risque de conflit d’intérêts.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Khadim Nd.
Mis en ligne : 03/10/2026

—

La plateforme NOTRECONTINENT.COM permet à tous de diffuser gratuitement et librement les informations et opinions provenant des citoyens. Les particuliers, associations, ONG ou professionnels peuvent créer un compte et publier leurs articles Cliquez-ici.


Réagir à cet article

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0 commentaires

Réagir à cet article

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0 commentaires

Copyright © 2023 www.notrecontinent.com

To Top