« Ecole morte » décrétée par l’alliance Saemss-Cusems : L'analyse de Diakhaté - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Education | Par Khady Gueye | Publié le 06/11/2023 08:11:21

« Ecole morte » décrétée par l’alliance Saemss-Cusems : L'analyse de Diakhaté

Bien sûr, il est essentiel de limiter le droit de grève dans les services publics.

Le ministère de l’Éducation nationale devrait considérer tout enseignant participant à la grève illégale nommée « école morte » par l’alliance Cusems-Sarmss comme ayant démissionné.

En plus de cette mesure, le gouvernement devrait retirer du cadre constitutionnel le droit de grève dans le service public et imposer à tous les fonctionnaires l’obligation de se déclarer grévistes 15 jours avant le début de la grève, à condition qu’elle soit initiée par leur syndicat affilié. Cela signifie que les fonctionnaires doivent informer leur supérieur hiérarchique avant la grève pour garantir la continuité des services publics.

Il est important de se rappeler que depuis des décennies, l’école publique sénégalaise perd l’équivalent d’une année scolaire tous les trois ans.

Pour mettre fin à ce désastre, le gouvernement sénégalais doit agir avec courage et détermination pour mettre fin aux perturbations causées par les grèves syndicales et l’abus du droit de grève.

Les grèves fréquentes des enseignants nuisent gravement au système éducatif sénégalais, sans oublier le coût financier pour les contribuables sénégalais. Le droit de grève ne doit pas compromettre la continuité des services publics ni priver les élèves de leur apprentissage.

Il est également crucial de garantir l’accès effectif aux soins de santé, aux transports publics, ainsi qu’à l’approvisionnement en hydrocarbures, en électricité et en médicaments.

Certes, les organisations intermédiaires jouent un rôle essentiel dans la démocratie représentative adoptée par le Sénégal depuis son indépendance.

Cependant, en ce qui concerne les services publics, la reconnaissance des partenaires sociaux, du droit de grève et du dialogue social ne devrait pas empêcher l’État d’imposer les limitations nécessaires pour assurer la continuité des services publics, un principe constitutionnel fondamental.

Article de Moustapha Diakhaté

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