Article opinion écrit par le créateur de contenu : Nineul Mimeul.
Au Ghana, la police a arrêté 42 manifestants au motif qu’ils critiquaient la politique gouvernementale. À Accra, en effet, des affrontements ont éclaté lors de manifestations contre la vie chère et la gestion gouvernementale de l’exploitation minière illégale, connue localement sous le nom de « galamsey ».
Les manifestations, organisées par le groupe de la société civile Democracy Hub, ont commencé vendredi et devaient se poursuivre jusqu’à lundi.
Le Ghana, grand producteur d’or et de cacao, traverse depuis 2022 une grave crise économique qui a contraint le pays à faire défaut sur sa dette extérieure, même si l’inflation commence à s’assagir.
L’approche de l’élection présidentielle en décembre accroît les tensions politiques dans ce pays de 33 millions d’habitants, qui bénéficie d’un plan d’aide de 3 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI).
Plusieurs centaines de personnes, pour la plupart des jeunes, ont défilé dans la ville, chantant des chants patriotiques et brandissant des pancartes exprimant leur frustration face à la destruction de l’environnement causée par l’exploitation minière illégale et à la mauvaise gestion économique du pays.
Face à la polémique et pour sa défense, la police, par la voix de son porte-parole Grace Ansah-Akrofi, a affirmé que : « Ces individus se sont rassemblés illégalement et ont attaqué des policiers qui exerçaient leurs fonctions légales. Ils seront traduits en justice pour leurs actions, à savoir l’entrave à la circulation, la détérioration de biens et la provocation de troubles », précisant que de petits groupes de manifestants s’étaient à nouveau réunis lundi matin.
En réponse, Democracy Hub a condamné l’utilisation de la force par la police, la qualifiant d’attaque injustifiée contre des manifestants pacifiques. Le groupe a exhorté les autorités à engager un dialogue constructif avec les leaders des manifestations afin de protéger les droits et la sécurité de tous les participants.
L’élection présidentielle opposera le candidat du New Patriotic Party (NPP), le parti au pouvoir, Mahamudu Bawumia (actuel vice-président) à l’ancien président John Mahama, du National Democratic Congress (NDC), le principal parti d’opposition. Le président sortant, Nana Akufo-Addo, au pouvoir depuis 2017, achève son second mandat.
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